L_ESPACE_DES_PUFFINS_

 

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Laouled MERZOUKI - Images / Antonia 

 

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...  Je sais que tu ne pourrais  plus rien qui me vînt en aide en cas de fortune de mer... Mais combien de choses essentielles m'auras-tu dévoilées, au coeur de la solitude et de  la tempête, ma nuit ? Tu es si pur, et ta présence m'est sacrée, angélique cantique, ode à la mer que ton vol honore sur l'azur ! Je te perçois tel un message, en esprit, souvenir habité de mes petits enfants à jamais perdus, égarés par l'hypocrisie et le mensonge des certitudes pompeuses et patentées ...  Je remercie, ici, Laouled Merzouki de m'accorder  sa page pour y éditer ces textes ! Que ce chant te plaises, petit Puffin,  comme il déciderait de notre Envol, Eau-Delà de nous ...

 

PUFFIN

 


Qui aurait ainsi  dessiné tes ailes
incisant le vent des bourrasques
Elles qui font de toi
au large
mon rêve   Albatros
Somptueuse épure
à l'empenne d'un mirage   si doux à voguer
plane avec les moutons
guide-nous      veux-tu

 

Tu es certes plus petit    mais si vif
tellement parfait
et mes jeux toujours gauches
aux tiens ressemblent
humblement
lorsque nous fusons ensemble
au ras des flots
de la mer lumineuse et vernale

 

Loin des côtes    fuguons    croisons  
nos routes         Vous en essaims
tandis que je vais solitaire
ne sachant vous nombrer
lorsqu'il il en est un qui toutes les fois
à ma rencontre vient
comme il s'approche
Séraphique apparition
convolant à mes côtés

 

Tu ne seras jamais l'oiseau raillé
je ne te livrerai pas  aux moqueries des matelots
juché sur le tillac des voiliers d'antan
eux qui ne savaient lire
en tes tournoiements d'adieu     allant par trois
là-bas sous les Hautes Latitudes
qui auréolaient la mâture
d'heureux présages
avant que de disparaître

 

Aucune cautèle
l'air madré
une prunelle de jais
tel l'infime point cerne les vastités
Comme j'aime le duvet blanc
de ta robe soyeuse
qui virevolte par-delà les crêtes
et les lames virides des écueils

 

Créature de mon coeur
qui au choeur de la Grande Bleue
s'ente comme la rime au sonnet
souligne l'harmonique
et la monodie de l'azur
qui nous recueille à pleurer

 

Mon aile
ne te fait pas peur
tu en ressens l'ivresse
comme tu domines et peuples
de toute une rare palpitation
le grand cirque  habité des ciels

 

Il me semble noble migrateur
allant l'amble des vagues
que tu m'apprends à voler
à me faire toujours plus léger
et je sens grandir en moi
ton amour liberté
cette soif d'espace-éternité
qui ne laissent  plus
de nous unir

 

Dis-moi petit Puffin
s'oublier n'est - ce pas déjà
et un peu accepter de partir
de mourir  Je m'en remets  
au sein de la mer
J'en appelle à l'Eau-Delà
qu'en mon délire
soit exaucé un voeu un souhait un songe 
qui à toi me rivent à toujours

§ 

MARIN OCEANIQUE - En Cours d'édition  -  

L_EMPENNE_DE_L_ECUEIL_

 

PIEER_EAU__II_