Par Pauline Horellou

...  Toute la mer impitoyable des tempêtes ! Ces jets cométaires d'un azur que pulvérisent les vents, en le rendant ici-bas presque palpable, où s'égarent les oreries de l'astre de vie !

De splendides images qui ont le mérite de figurer ici, comme une offrande de l'Eau-Delà, au commun des marins à terre ...

Un univers létal dont le regard des marins redoutent les horizons de la tourmente et de la grande déréliction qui s'en empare ! 

On aurait souhaité encore moins de civilisation pour panser un peu les blessures du béton, des digues, ces anachronismes de l'histoire du Monde industriel, sans autres fards que les phares solennels, les veilleurs dans la nuit.

La mer et ses vagues ne sont-elles pas plus belles, livrées à la déraison des éléments ?

Volutes qui aux nues, aux conques ressemblent ! L'imaginaire m'est ici un rêve à ciel ouvert où l'enfer de Dante, vers l'enfer des Enfers, plane, s'invite, virtuel et beau comme le galbe éphémère d'une Océanide

!...

MARIN