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Oeuvre Numérique de TCHOBA 

 

 

 

AUX POLITIQUES ET APPAREILS D'ETATS 

 

En vrac comme au tout venant, de la part d'un quidam, ce propos ! Aucune vérité tracée, mais d'un constat, d'un bilan dont je crie haut et fort l'innocence des soumis de la terre face aux logiques du pouvoir, du profit, du dogme investi et  travesti, de ces forces souterraines et souveraines qui manipulent l'homme contre la Terre et contre l'Homme, aux seuls profits d'un système dont une frange épaisse et glauque tire les ficelles. Tout cela ne durera qu'un temps qui désormais nous est mesuré, décompté, vers l'enfer d'un chaos humain. La Planète Bleue ne saurait tout accepter, l'inepte ingratitude d'une pareille grille de Civilisation à son égard. Dans ce monde où vont des univers parallèles et glacés du chiffre, de la mesure, impudents et suffisants, il n'est plus de place pour le Musicien, le Poète, le Danseur, le Sculpteur ou le Peintre ! Le Chercheur se tait lorsque l'intérêt des potentats est en jeu, c'est la consigne. Vue de la Planète, la Civilisation est plus encline à guerroyer, à tuer, à conquérir et à exploiter qu'à se produire dans les actes concrets et radicaux qui permettent de lutter contre toutes les formes de pollutions et de pillages systématiquement orchestrés

...

Il s'agit d'une urgence planétaire ! Un point
d'extrêmes tensions et d'alarmes a été atteint.
Nous ne ferions plus que dans l'à peu près,
la fuite en avant, les derniers soubresauts
d'une Civilisation à l'agonie, qui se défend,
en totale déliquescence, dégénérescence.
Car quels que soient les niveaux
d'organisations que nous aurions atteints,
au Nord, au Sud et en Orient, le Chaos triomphe
et propulse au-delà des frontières les prémices
d'une ère à venir redoutable, d'une planète
impactée et très largement condamnée à s'assécher ;
la marée gronde, l' hydre serait tentaculaire,
menaçante sur tous les fronts de la vie.

Une journée pour la Terre, la belle affaire !
En Orient, des brasiers d'hydrocarbures,
des nuages toxiques dus aux explosions et
aux combats souillent les ciels, bouleversent
la terre. A l'Occident, les pollutions caracolent...
En Asie, la  Chine parfait son nuage jaune sur l'Everest
et prélude à la fournaise des termitières humaines.
Aux States, des fissures dans la croûte terrestre laissent
échapper des colonnes de gaz, des matières fossiles.
Mégalopoles et monocultures dévastent le visage, 
les rivages de la terre, les étendues  boisées de ce monde.

Les Océans et toutes les mers tentent  
de survivre tant prédations et déchets atteignent
des sommets. On évoque désormais des continents
plastiques entiers  à la dérive ... Les glaciers ne sont
que reliques en noir et blanc se perdant dans les
arcanes d'une littérature aux récits inintéressants,
d'une époque à jamais révolue.
Les ours comme les Esquimaux et les peuplades
du Grand Nord ont ensemble disparu ! On
massacre les baleines, les cétacés, les espèces
pélagiques au point de fragiliser toute la
chaîne alimentaire. La pêche industrielle fait des ravages !

Biodiversité désormais rime avec sensiblerie
pour écolos en mal de vivre ! Le Brexit fait
bien plus d'audience, comme tous les films
projetés sur grands écrans où la guerre
achève de tuer, de vaincre, de faire la justice
des armes, du feu, de l'atome fissuré,
de la vengeance des appareils d'états sur-armés !
La réalité est bien là, à ce niveau d'exécution, de déstruction...

L'ère du Carbone et du brut bat son plein.
Rien y fait. Les cours et les indices de bourse
en auront décidé ainsi... Quant aux 21 COP passées,
il n'est là en définitive et sur le terrain que voeux
pieux et bonnes intentions reléguées au rang
de l'utopie, de la vue de l'esprit, d'un confort
pour rêveurs. La finance est impitoyable.
Si quelques initiatives privées et heureuses
voient le jour en matière de développement
durable, d'énergies renouvelables, elles ne sauraient
juguler les poisons que la Civilisation distille.
Particulièrement fondée sur l'industrie sale et
démesurée, l'exploitation sans frein ni aucune
précaution aura impacté les ressources mais
aussi les capacités de la planète à les régénérer.

Les termes de l'échange lucratifs prévalent !
Concurrence et rentabilité obligent, sur-exploitent à tout va !
Les cours d'eau charrient matières plastiques,
pesticides et engrais jusqu'à la mer ! En mer, des
buses cachées vomissent les excréments des cités ...
La forêt est sous coupe réglée et les villes croissent
ne laissant aucune place à la végétation, au vert ;
ainsi de ces voies routières et des gigantesques
parkings jouxtant toute la grande distribution qui ne
lâche et ne concède rien : toujours plus de monde.
Des champs d'asphalte noir, chauffés à blanc sous
le soleil des étés caniculaires, surpeuplés.
Immondes politiques et visions  
de la ville où le profit règne et trône, insolent, sectaire !

En mer, des dizaines de milliers de migrants se noient !
Est-ce là le dessein des Océans, depuis toujours, qui voient
leurs étendues trahies, parce qu'elles contribuent
à donner la mort, par milliers, qui servent les conquêtes ...

La journée de la Terre  !


Parlons-en, quand les plus nombreux s'évertuent
à colmater les chasmes d'hypocrisies et d'alliances
douteuses que creusent les appareils et le système.
Pour preuves irréfragables : les gigantesques ventes
d'armes ! Pinochet, Videla  ne sont pas loin !...
Ôtons les ONG, leur investissement sur le terrain et,
évaluons les chaos que généreraient nos politiques
engagés sur les fronts de la misère, de la santé,
de la paix et de l'équilibre dans le monde !
Aux côtés de ce constat, trois présidents coûtent par
an 10 Millions d'Euro à la Nation ! C'est une version de la justice...

D'un côté l'aide humanitaire des ONG, les dons de
dizaines de milliers de citoyens et de l'autre, de quoi
tout ravager et briser sous le feu nourri des armes
les plus sophistiquées que l'on s'évertue de vendre,
de recéler, comme le tabac et l'alcool qui de partout
tuent, engagent  et gangrènent l'existence.
En fait, les uns soignant ce que les autres engendrent
de sources de terreurs et de conflits, de fragilité
et de chagrin au bout d'une route qui ne cesse
de se rétrécir, de s'obscurcir.
Des régions entières du monde s'embrasent et se
détruisent les unes et les autres au comble de la hideur.

La Journée de la Terre dont on aurait extrait les
horreurs et les forfaitures humaines afin d'évoquer
les splendeurs passées d'un astre, d'une planète
qui tient du miracle !
Mais pourquoi ce jour où l'image numérique
et virtuelle serait plus belle que Nature,
parfaitement sélectionnée, savamment manipulée
presque félonne...!  Vitrine et faire-valoir sont inutiles.
C'est un grave et pathétique constat lorsque l'on
mesure ce que les plus grands décideurs
auront fait de la terre, de ces partages incessants
et démesurés de ses ressources,
sur le dos des lointaines colonies ou de ces régimes
totalement asservis la règle du jeu,
à la nouvelle donne, aux infâmes corruptions, fût-il
au prix incalculable de la dictature et de la torture...

Sans le moindre souci de prospective et de mesure,
la démographie ne laisse plus d'espoir. Le régne
animal est voué aux pires des souffrances,
à l'abattage. Des dizaines de milliers d'espèces
sont éradiquées, d'un revers de lame, à jamais !

Un ciel grimé qui désormais se joue des saisons et
malmène le cours des métamorphoses sereines
de nos siècles passés !
L'addition est incommensurable, insupportable
quand on sait que tout en ce désastre se monnaie
et se paie à prix d'or ! Contexte impitoyable où le
faible n'aurait que ce qu'il mérite, malgré un
écart aux moyens révoltant !...
Or vert, noir, blanc, bleu, autant de richesses glanées
dont la quête aurait été perpétrée sans le moindre
soupçon de précaution, de préservation, ne laissant
aux populations déshéritées que le labyrinthe de l'exil,
de l'exode, de la famine, du massacre, de la soumission.

Nouvelle traite des hommes en ce 21 ème siècle qui ne
serait pas plus spirituel que les autres lorsque
l'histoire toujours appartient aux vainqueurs,
aux tyrans, aux collusions abjectes,
à l'intérêt financier qui priment en cette nouvelle
guerre des mondes plus que terriens, par trop terriens !
Pauvre homme-dieu dont la laïcité partout voue
les vérités étriquées dont la moitié de la terre ne veut pas...

Que dire d'un monde dont la subsistance,
le développement, le fonctionnement
génèrent sur les routes plus de trois mille morts,
par année, en France et des mutilés à vie !... Oui,
une guerre dans la guerre, trente attentats comme
celui que nous connûmes un triste soir de Novembre,
des vies et des familles tout autant brisées ...
Là serait le cours normal des choses ? Il y
aurait tant à faire quand on y pense,
lors des Nuits Debout qui assaillent les villes !

Enfin, en cette journée de la terre, dire et dénoncer
l'enfer des enfants que la cruauté adulte frappe...
Dévoiement et soudoiement sexuels, exploitation par le
travail inhumain, l'enfance battue, martyrisée, jusque
dans les conflits menés par des bourreaux, arborant
leurs enfants-soldats !
Qu'ils se reconnaissent, juchés entre
le stupre et le lucre, s'expatriant et allant
pourrir et infecter la dignité de l'enfant,
engager celle de l'homme de demain...
On est ou pas d'accord ! certes, devisons, mais
Qu'importe ! les faits sont là et endeuillent toute
la terre, au-delà de nos vies, de cet intervalle
de temps et l'espace qui nous héberge, emmenés
que nous sommes sur le même vaisseau ...

Peut-on encore et un peu espérer un Monde fait
de mondes meilleurs ; entre la Nature et l'homme
dont il est l'enfant, ne serait-il plus de voie
pacifique et prodigue ? Tandis que le génie
atteint des sommets, comment concevoir
qu'il accorde au mal, au malin un espace odieux !
Mais de veiller ensemble, par-delà
" Terre des Hommes ", à bâtir une Citadelle Humaine
où chaque sentinelle, partout, maintiendrait
la flamme vive de l'équité, de la dignité, du respect,
de l'amour que les hommes doivent à la vie
depuis qu'il est homme et non cette créature dont
la raison prétend, au-delà des Lumières qu'il fût
à toujours inachevé, empêtré dans un manichéisme
de bon aloi ou aisé, entre le bien et le mal,
une lutte fratricide, sans merci, intemporelle
dont les Écritures se repaissent au coeur même
de la barbarie et des ignominieuses pulsions...

§ 

CIVILISATION - ÉTHIQUE -