SOLO_ 

 

 

Une encablure     le plein azur
que m' importe     Là où je vais
tu ne saurais être qu'aveugle
au chant des larmes et sourd
au thrène de la mer qui sourd
Que ne sommes-nous point
du même monde    Toi le parfait
qui poins au zénith tangent
de l'amitiè sitôt morte et vaine
dès lors qu'elle s'est livrée

Ton chant mélismatique
Mer-Océan
ses mélodiques desseins
par ta foi azurée portent si haut
la déchirure des anges d'écume
Ô denses volées d'embruns
qu'empourpre l'Orient meurtri
emportez donc loin ce choeur- 
océan et de verre brisé

Les vents et la roche polissent les plaies
fabulent ces fumerolles
qui ravissent l'Enfer de Dante
tandis que des dives noces
une eau blanche et voilée
au souffle pers de l'autre Ciel
se rappelle aux charmes des îles
telle l'aura solennelle des mondes engendrés

Il ne me reste que ce plain-chant de harpe
la Lyre des plus belles lames
Que l'humble sillage souligne ce penser
comme il s'invite en silence
au large et puis dérive et divague
en s'illusionnant 

Par nos allants sereins      irais-je confiant
errer pour toujours   glaner l'instant
de clarté que comblent de perpétuels  encens
rivé que je demeure aux vieils adages 

Lointaine scansion    palpitation chorale
j'abandonne à mes sens vogueurs
le soin de guider l'attelage d'antan
Ainsi de rejoindre seul et sans ambages
l'éternel en allé d'un mirage létal 
qui marche sur les flots

§

MARIN

 

 

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