UNE_AILE_

 Si la Méditerranée voit ses eaux monter, à terme, avec le réchauffement ; si l'on ôte à toutes les sources d'érosions et de dépôts les substrats naturels  et le soin de protéger, de renforcer nos rivages et nos côtes, que restera-t-il de ces festons de sable, condamnés à devenir de plus en plus fins, à disparaître ? La notion, l'acception de Rivage, de Littoral devrait être totalement remises à l'étude, redéfinies, encadrées, le tout suivant une logique au cas par cas du domaine Marin,bien plus étendu et large qu'il ne l'est à l'heure actuelle : c'est une URGENCE.

 

Une aile, une voile souligne  le trait défiguré de ce qui fut jadis une côte merveilleuse. Ici, vers ce croissant de  dune, quelques restes : montages délabrés qui nous rappellent à l'attention, aux précautions prises jadis par le domaine  " public " et depuis soumises au règne des collusions faciles ...  Enrochements illégaux, bâtis sur la dune, rus  encombrés déversant leurs crues de pesticides et d'engrais, le tout dans une fin de vallée désormais méconnaissable, occupée à outrance, percluses de débris et de déchets ... Le rivage, la côte, ces lieux d'harmonies et de parfaites complétudes,  entre le lacustre et le marin, ne sont plus réduits qu'a la portion congrue où le sable et le limon, la terre et la pierre à nue se livrent une guerre impitoyable ! Des habitations, sur  ce qu'il reste de la large dune, - 10 mètres des flots - , travestissent ce qui aurait dû à toujours demeurer un No Man'S Land. En effet, il s'agit bien de cet espace aussi vaste que le permettent les influences visibles des éléments naturels, laissant aux versants de collines, à l'au-delà du vrai rivage le soin de parfaire toutes leurs métamorphoses !

Tout n'est que  balafres, blessures, saignées, occupations infâmes, anachronismes révoltants au pays de la beauté sauvage dont  le paparazzi s'empare en se gavant de clichés, en larmoyant à l'envi, pour séduire son monde et ses entrées juteuses !...

Gageons que ces joyaux à terme ne seront plus que du domaine des vieilles photos, du souvenir ; ici, nous vîmes et vécûmes des jours d'une absolue splendeur que rien ne devait détruire et souiller. La Nature n'a plus le choix ! C'est soit l'occupation bétonnée, soit l'accaparement qui condamne les lieux aux réalités de clichés destructeurs

!

Ghjorghju d'OTA