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DE L'HARMONIE A LA DESTRUCTION DE L'ENVIRONNEMENT

 

Nous énonçons comme postulat de départ que de nos jours, le Progrès et le Dévéloppement ne sont pas incompatibles avec la notion cruciale et vitale d'Environnement, de Nature, d'Intégration aux Paysages,  surtout en Milieu Urbain et péri urbain, en Zones Litorales mais aussi Rurale et de Montagne. C'est là un pacte imprescritible que nous devons passer et respecter, à tous les niveaux de l'organisation des activités humaines.

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Nous avons choisi des Oiseaux, de splendides limicoles qui peuplent ou traversent, le temps d'une migration nos rivages lacustres, ces zones humides où jonchaies, fleurs, tamaris, dunes s'offrent en partage à la vie, à la beauté, au plain chant des oiseaux... Pluviers, Aigrettes, Hérons, Gravelots, Avocettes élégantes, entre autres espèces  que nous ne connaissons pas  encore tant l'unvivers du peuple migrateur s'avère immense !  Et puis, quel bonheur de les découvrir au coeur de leurs éléments, sains et propres, aux couleurs éclatantes de leurs robes et de leurs apparats nuptiaux...

Nous ne sommes pas là aux tréfonds puants de cette ville que nous côtoyons si souvent, là où les miasmes des égouts se versent encore dans les boues accumulées d'un golfe jadis comblé de beautés et d'harmonies ; une ville dont tant de cours d'eau encombrés retiennent déchets et  eaux croupies avant que les crues ne les emportent à toujours par les fonds de la vaste baie déjà  et naturellement par trop fermée au mouvements du large.

?nous ne laisseront jamais de mettre en balance les féeries de la Nature et ce que l'homme lui inflige d'horreurs et de hideurs, comme si les élus s'évertuaient à laisser faire, à conquérir, face à l'indifférence des populations aveugles ou simplement désintéressées par ce sujet ! Nous n'accusons personne. Nous dénonçons un constat, une logique, les reflets de  pratiques absolument révoltantes quant au devenir de notre cadre de vie mais plus encore de notre environnement naturel, lorsque seul l'argent et le profit priment et commandent à toute attitude réparatrice et constructive en matière d'urbanisme littoral et urbain.

De nos jours, c'est un scandale de voir ce qu'il se passe sur les zones littorales, dans tous les domaines de l'activité humaine, aux dépens de la Nature, surtout dans cette portion littorale essentielle et garante de précieux équilibres qui ne sont plus... Il doit être entrepris là des travaux dantesques de réhabilitation et restructuration des espaces et niches écologiques, dans les villes, sur les bords de mers, le tout sous les directives de la Loi inflexible, sous le contrôle de cahier des  charges drastiques afin de nous sauver et de nous préserver du saccage et du pourrissement de nos eaux de baignades, de la faune et de la flore.

Cette dualité Réserve-Parc-Zone remarquable et anarchies urbaines n'est pas la solution et sert de faire-valoir, de vitrine pour masquer le laisser-faire et aller ailleurs, où rien ne serait sous le contrôle des autorités compétentes.

Or, force est de constater que la majorité des espaces urbains en bord de mer, exploite la frange littorale aux seules  visées commerciales pérennes ou saisonnières, laissant en friche, à l'abandon, sans aucun contrôle des zones encore remarquables, lentement rognées ou accaparées par de subtils subterfuges, en dépit de toutes précautions rudimentaires.

Les pollutions sont d'ordre visuel, sanitaires, esthétiques, spatiale ; elles réduisent à la fois les espaces communs de liberté, tout aménagement à visées publiques, enclavent et morcellent la frange littorale de façon définitive dans les plus contestables des passe-droits ! C'est une honte et une grave atteinte à notre spécificité insulaire remarquable ! 

Enfin, gageons et misons sur le pari et le challenge que le progrès, l'évolution, la modernisation et le respect du pacte naturel qui nous lient  à notre terre reste plus que jamais une entreprise possible, viable, concertée et non l'expression anarchique de volontés individuelles que le passe-droit de circonstance octrois au gré des élections.

Que voulons-nous de notre Terre ? Qu'elle périclite, qu'elle ne devienne que le reflet d'erreurs passées, que sa nature ne soit plus recouverte que de bâtis hybrides ravageant l'excellence de nos pierres et savoirs-faire ? Que nous allions contre nature changer le cours de nos rivières vers la mer, les laissant souiller avec les miasmes humains qu'elles charrient les embouchures urbaines et les deltas ? 

RIEN NE VA PLUS SUR LE FRONT DE L'ENVIRONNEMENT  ET DU CADRE DE VIE

Ghjorghju d'OTA

POUR corsica...go56

 

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