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Ciels de l'Île de Corse

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Le temps s'est comme immobilisé ; une longue panne de nuages bourgeonnants domine l'horizon brumeux. Les îles se devinent. L'orage a été  brutal. Un ciel de marge froide, dit-on, au seuil de l'été, exalte les contrastes et les lumières du jour qui décline.

Partages dantesques que l' azur et la mer rendent sur une fresque de toute beauté. Les vagues laquées reflètent, retiennent l'instant. Unicité, rareté  de ces compositions que la houle et les feux du ciel ouvragent à l'infini. C'est ainsi, l'homme assiste, étranger à ces divines harmonies !

Dans son feston d'écume, le rivage ocreux livre ses charmes. Tout n'est qu'intense clarté et nue obscure qui s'accotent au diapason de la course du soleil, vers le Ponant.

Les myrtes en fleurs exhalent la  flagrance subtile des souvenirs et, la verte frondaison du maquis, couverte de rosée, s'allie à la renaissance du jour.

Demain sera au Solstice d'été, au jour le plus long de l'année, à la nuit si courte lorsque  l'au-delà en pare la voûte, infusée d'étoiles. Une dernière nuit allant  par les cieux lavés à la rencontre des Muses,  dire adieu au printemps.

J'accueille, en ce jour solennel, le tout premier chant des cigales qui s'égaient dans la vieille oliveraie

!

MARIN -  Naturellement nôtre  -  Avec la 

participation d'ANTO, ci-dessous, en Invert facile

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