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L'Île de Corse peut encore se défendre avec ses tombants et ses rochers, bastions naturels inexpugnables ! Mais louons aussi les volontés qui auront conduit aux statuts de Réserves, de Parcs Naturels, Marin et Régional, enfin ces providentielles sentinelles qui veillent sur l'accomplissemnt et la beauté rebelle. Comme il est dur de passer d'un rêve aux réalités d'un cauchemar où trône et règne  l'anarchie urbaine ... La termitière eût été certainement moins destructrice...

 

L'ISLE DE CORSE 

L'OUVRAGE DES VENTS, DE L'EAU ET DES FEUX DE LA TERRE 

 

Vous trouverez dans l 'ALBUM  SCANDOLA un DIAPOAMA édifiant ; un vaste site, comme un territoire, un univers à part vous est présenté. Seules les vues de la mer nous livrent pareilles féeries ; les éléments se subliment, l'un  l'autre, pour convoler vers ces noces irréelles dont seule la Nature intouchée, préservée, détient les secrets.

Évoluer entre Scandola et Capu Rossu, au petit jour, le soir, après un bon coup de mer, sous un ciel  enfin lavé est une chance, un don, une manne pour l'esprit curieux de combler l'âme. Le regard, les sens que l'on éveille pour embrasser une telle harmonie semblent ne plus suffire tant le flux d'informations qui nous parviennent dépasse la raison, nous enchante et sidère le découvreur.

 

MAIS DE  DÉSILLUSIONS EN 

EN DÉCONVENUES

 

Gare au retour sur la terre que les hommes s'approprient en la défigurant ! C'est là une douloureuse épreuve ... Et l'on ne comprend pas comment des centaines de kilomètres de côtes et de rivages sont bouleversés, enlaidis, envahis sans le moindre souci d'intégration au paysages marins et champêtres qui les jouxtent et tombent dans la mer. 

Les rivages et les côtes de l'Île de Corse sont désormais et en majorité en danger. On peut d'ores et déjà affirmer que les forfaits, les dépassements commis les ont pour une très grande proportion impactés. Et si les précautions des  organismes de renom, des Réserves et des Parcs Naturels n'avaient pu être observées, la totalité de notre pourtour insulaire serait déjà sous l'emprise et le joug d'une urbanisation hybride, tentaculaire, totalement inadaptée, véritable anachronisme architectural susceptible de transplanter  les plus infâmes  réalisations  des côtes méditerranéennes  continentales sur une petite Île.

La Nature est donc bel et bien en sursis. Partout où l'homme peut,  avec ses machines titanesques, chambouler la terre et les rochers, notre territoire est menacé de colonisation sans mesure ni états d'âme qui eussent valu garde-fou ou sentinelles destinés à le protéger, à le préserver comme il convient du tout béton et murs de parpaings.

Notons que l'aménagement et l'exploitation de chaque domaine et grand bassin, ne constituent aucune antinomie avec le respect que l'on doit aux paysages et à la spécificité faunistique, floristique et paysagère dans son ensemble. Seule l'INTEGRATION  stricte, pérenne, généralisée constitue un réel rempart à l'anarchie, à la déprédation de lieux et de sites d'une splendeur remarquable. C'est le domaine du  Politiquement bien géré !

Nous écrivons et dénonçons ceci suite aux centaines de témoignages que nous recevons sur le sujet, à l'évolution plus que rapide d'un processus de défiguration grave qui sévit tout autour de l'Île. Bien des témoins ne reconnaissent plus leur habitat, le rivage notamment,  voient leur mode et qualité de vie décroître dans un environnement de plus en plus  abandonné à l'obscurité des prébendes, du laisser-aller, sans contrôle aucun, du moins pour tout ce qui attrait et concerne les paysages, l'intéraction homme-nature, coût écologique de nos niveaux d'organisations sociales et économiques.

 

FAISONS UNE PROPOSITION 

 

Et si chaque Micro-Région Insulaire, outre l'intégration à l'Environnement durable qu'il importe désormais d'observer, valorisait les ressources qui sont les leurs pour ce qui concerne  les matériaux nobles et endémiques, à savoir, le substrat géologique, la pierre du pays ? 

Verrions-nous le Cap et ses ardoises, ses schistes revêtir les habitations, quelques autres techniques mixtes rivalisant d'esthétique et d'originalité ; 

L'Alta Rocca valoriserait  a Pietra Bianca, dure et lumineuse, dont ses plus hautes maisons traditionnelles font encore la fierté de la Corse profonde ; 

Le Grand Sud se partagerait la pierre blanche du Piale, du Causse Bonifacien et ses granites ocreux de toute beauté ...

L'intérieur oscillerait entre bâtis mixte, bois et pierre du pays, suivant l'altitude !

La Balagna, le Nebbiu, le Niolu composerait à la fois avec la pierre du Cap et les nuances d'une pierre grenue abondante et si colorée.

Sachons, partout, apporter ce supplément d'insularité afin que notre Île à la Corse ressemble ...

Nous verrions le visage de notre terre se métamorphoser, si tant est que nous ne versions pas dans la démesure des hautes tours ou bâtiments réhabilitant le Corbusier !...

Bien sûr, rien ne serait envisagé sans un lot particulier et soigné de verdure, d'espace vert destiné à confondre tout bâtis avec son milieu. C'est là un minimum, une mesure de sauvegarde.

CONSTERNATION URBAINE 

Lorsque nous voyons les grandes surfaces, décupler leur parking asphalté, noir, repoussant et étouffant de chaleur, de touffeurs estivales nauséabondes, 

Quand nous savons qu'il se dégage là des centaines de millions d'Euro de purs profits sans qu'un seul arbre ne soit planté pour accueillir le client, rendre l'espace urbain plus vivable, tandis que sévit lentement et sûrement un indéniable réchauffement climatique, nous disons que les Élus sont présentement responsables d'une dérive qui aura un coût irréparable à très court terme !

Que deviennent nos villes sinon une fourmilière, une termitière écrasante sous un soleil mordant ; envahissement du parc automobile, aires de stationnement surchauffées à blanc, l'enlaidissement devient horrible, malodorant, intenable... Quant aux routes, elles n'ont que le nom de chaussées, de voies rapides, laissant défiler de plus en plus des pans d'exploitations gigantesques sur des dizaines de KMS, encerclant hameaux et villages, sans le moindre souci de disimulation : voilà l'empire, l'emprise ingrate  du Fric sur le dos de Nature.

 

GHJORGHJU D'OTA 

Pour CORSICA...GO56

 

A SUIVRE  // SCANDOLA OU LA LÉGENDE DES MILLÉNAIRES