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Avons-nous pris la mesure des interférences possibles entre les rebuts et les déjections de l'activité humaine et la subtile " homéostasie naturelle  " de  l'atmosphère ? En avons-nous cerné les possibles et potentielles réactions d'ordre physico-chimiques ? Nous traçons, à l'aveuglette, vers un déclin déjà programmé de nos conditions de vie sur terre. L'air que l'on respire, où que nous soyons, pique les yeux, angoisse au possible, sent mauvais, à la fois moite et collant et rêche !!! 

 

Nous sommes dans l'intérieur de l'Île de Corse et bien évidemment,  en zone de moyenne montagne... Là où, il y a quelques décennies, coulait un torrent abondant, cristallin et frais, un cours d'eau qui traversait  l'été depuis sa haute route alpine, ne subsiste alors plus qu'un lit à sec, de pierres et de rochers roulés figeant pour l'éternité les dévalements  de la désolation.

Un torrent qui meurt et c'est la vallée qui est également condamnée à  péricliter. Au coeur de cette aridité exceptionnelle où le dense couvert végétal et la roche chauffée à  blanc co-existent depuis les origines, comment expliquer autrement que par des graphes stériles et inutiles, un tel état de faits irréfutables  ?...

Nous pensons tout maîtriser, sauf les interférences et les interactions Nature-homme que son industrie engendre...

- Les pollutions de l'air et les effets de serres concomitants modifient les paramètres en présence et de là influent sur la vie de l'atmosphère que la météo est sensée étudier sans aucun facteur aggravant, afin d'être viable et crédible !

- Si les fréquences et les répartitions des pluies diffèrent aujourd'hui, les quantités d'eau sont elles aussi affectées. Pleuvoir beaucoup recèle des nuances considérables, nous le savons ; Rien ne remplace la régularité  des pluies que la nature savamment entretenait  par le passé. Nous pouvons d'ores et déjà considérer la  pluviométrie moderne comme un accident climatique dans nos régions dites tempérées. La Corse n'a jamais été le Sahel ! Les déficits vont croissants et avec eux leurs lots insoupçonnés de sévices et de rétroactions négatives à tous les niveaux de l'organisation de la vie.

- En période estivale et de très forts afflux touristiques, les sources de pollutions de l'air se multiplient. Les pics d'ozone et de gaz à effets de serres gagnent en intensité / étendue / proximité. Si l'on ajoute à ce sombre tableau une configuration météo favorable au Marais barométrique sur tout le Bassin Occidental, l'établissement d'un flux de Sud, avec envahissement d'un air  très sec, Saharien, nous devons affronter des températures anormales en hausse et dans la durée.

L'ensoleillement, bien plus redoutable et agressif qu'avant, n'arrange pas  les choses, les masses d'air au degré d'hygrométrie totalement inversé contribuent à leur propre assèchement. Passé l'hiver, il pleut, mais  par intermittence et beaucoup, ce qui provoque le dévalement et la perte inévitable de l'eau vers la mer et, les capacités de rétention de celle-ci en terre  sont plus qu'amoindries ! 

Le bilan s'avèrera de plus en plus désolant. De multiples Feed-Back négatifs sont à prévoir ; c'est le point le plus inquiétant, car nous n'avons point fini d'assister à l'émergence de désordres multiples et diversifiés d'origine anthropique, irréversible, malgré toutes COP du monde

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CORSICA...GO56