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Où se répercute à l'infini la mise en abyme d'un bestiaire minéral anthropomorphe aux mille visages ; seules la prose et la poésie pourraient en silence circonscrire l'au-delà de ces entités  quasi fractales. Irisation florales de la roche, géométrie infiniment structurale dont on commence et peine à déceler les mystères, les équations ! La roche vit, se métamorphose, participe du grand tout en gagnant l'éternité que nous habitons et traversons en un point donné de rencontres inattendues

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Une étoile se serait effondrée ! Des milliards d'années nous contemplent  ; nous nous inscrivons dans le futur du Cosmos. Lentement  se révèle à nos yeux la genèse de l'Univers. Matérialité envahissante des choses de la terre dépossédées de leur aura transcendentale, idéale, à l'image d'un créateur : juste parfaite !

Le hasard serait-il manifestation d'une volonté en tant que représentation sui generis  des Mondes  incréés ?

 

Excès de scientisme, outrecuidance de la raison et des Lumières ? Non, nous le pensons pas de la sorte mais, appropriation éclairée des sciences de la vie et de la Terre dont les origines ne seraient être autres  que le fruit du hasard et de ses inextinguibles nécessités.

La vie, de la cellule au minéral est un fait irréfragable. La vie  des systèmes complexes,  ontologiques en tout ce qui les compose  et par-tout accomplis, structurés, structurant.

Tropismes vitaux qui demeurent et poursuivent leurs  aventures, depuis l'antériorité du néant,  à des degrés différents et tout autant interdépendants. Apparences et structures répondent d'un dessein éminemment intelligent et fortuit à la fois, du cheminement de l'information ?

Toute forme de vie, à ce titre, mérite et requiert le respect dans la pérennité et les relations de cause à effet que chacune de ses expressions  revêt et engendre.

Ainsi de l'atteinte aux substrats, à la souche  qui peut s'avérer sources de destructions et de défigurations des paysages, des espèces, en tout point du globe.

Nous regardons défiler les tombants d'un cirque marin et terrestre fabuleux, dantesque ; l'ancienne caldeira puise dans les camaïeux de la Grande Bleue des teintes et des nuances spectaculaires. La végétation éclot jusque vers les trottoirs à lithophyllum qui prennent le relais vers les fonds translucides du sanctuaire insulaire.

Une vision dont chaque forme de vie recouvre l'excellence et l'unicité de la diversité fondamentale. L'air et l'eau composent, se juxtaposent, engendrent, s'accomplissent l'un l'autre comme par miracles ;  myriades de myriades d'expressions animées.

Fresque à ciels ouverts  happant les lumières du jour plus ou moins irradiées de soleil. Et lorsque la houle lointaine bat et rebat les tombants accores de la côte cisaillée, un large feston d'écume nitescent nous rappelle aux vérités de l'eau et du feu mêlés.

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MARIN - Philosophie et Nature - Loin des salons

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