DSC03882

Le merveilleux, le fantastique ne sont pas émergences de l'impossible, de l'utopie galvaudée. Le Tout n'est que  manifestation des lois naturelles, desquelles nous relevons et participons toutes et tous. Ne l'oublions jamais, avant qu'il ne soit trop tard.

 

EN GUISE DE CHOSES SIMPLES 

 

Des rivages immenses, toujours intouchés, jalonnés de sentinelles de granit polies par les flots et les vents. Un liseré d'écume, le friselis inextinguible de l'eau frange une île ceinte de bleu, au-delà de l'horizon, ailleurs, partout.

Un rêve où la terre et la mer s'honnorent sous la voûte des ciels et des nues. Sacre des saisons !  Nous sommes un matin d'été et marchons à l'opposé de la civilisation. Ici, la nature compose encore, s'éploie en  jardins, se confond et se confie en  prairies fleuries, vers les sous-bois aux baies et essences parfumées de Phénicie.

Où sommes-nous ? Dieu que la rive est belle quand elle n'est pas souillée par l'homme ! Mais que reste-t-il de l'autre côté des routes et du bitume, qu'ont-ils fait de nos baies des songes d'antan ? Où sont passés ces épais manteaux d'algues, les vestiges des arbres que charroient les torrents d'hiver vers la mer, les denses floraisons qui jadis parsemaient chemins et promenades en dépit des sécheresses ?

Comment accepter ces aires infâmes, parfaitement niées,  que recouvrent le mégôt, le tuf, le rocher invalidant l'accès à la mer, impactant le domaine commun imprescriptible que l'on troque pour quelques places de voitures sur le sable !

Nous sommes résolument amers, attristés, affligés. Cette prévalence de l'homme inculte sur le devenir naturel  et le substrat est révoltant.

Alors, comme pour conjurer le sort et louer l'initiative heureuse de toute protection, réhabilitation, préservation, nous postons ces lignes, alternant entre prose et information... Puissions-nous être entendus des élus afin que le Littoral, partout, soit enfin et totalement réhabilité.

Il y a des solutions ! Elles sont légions,  porteuses d'espoirs, originales et attentionnées, surtout à l'orée de changements climatiques majeures susceptibles de rayer un trait de côte mille fois  millénaire  et merveilleux !

Le rivage, la plage, l'aura lacustre des torrents et des rivières, dunes et ergs - regs littoraux méritent de recouvrir leurs physionomies passées où s'opéréait l'alchimie du vivant, du renouveau, de la beauté, de la biodiversité, toutes les métamorphoses qui nous ravissent, que nous recherchons, mais qui hélas ! se feront de plus en plus rares.

On peut raisonnablement penser développement, occupation, gestion et respect, développement durable, préservation de ces espaces qui n'appartiennent à personne mais à tous : 

Le Littoral, ses extensions naturelles et visibles, ses défenses et atours, ses apports que les éléments ouvragent depuis la nuit des temps, que nous détruisons chaque jour pour faire du profit 

MARIN 

Pour CORSICA...GO56

 

DSC03853

Rochers multicolores, genévrier, sable doré ou de feldspath rose, chardons bleus dont la voilure et ses piquants ne craignent pas les morsures du soleil de l'été ; là, quleques lys pancratium des dunes : magie des bulbes et des sables brûlants du mois d'août. Les lézards courent, se faufilent entre menus bois flottés et rubans de posidonies ! Le rivage vit, rivalise de beauté avec lui-même, en chacune de ses métamorphoses, sous le regard des dieux ! Matin fdes magiciens dirait L. Pawells !..

DSC03879