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Une silhouette étrange se détache  des  rochers, émerge  de l'immensité. Présence cernée d'écume et criblée de sel marin que les vents incrustent. Le hasard étonne, ici, plus qu'ailleurs ! comme si l'éternité trouvait en chaque pierre quelque havre  où figer ce qui fût, jadis et ne sera plus jamais !

Souvenance immémoriale d'un patrimoine que le grand prédateur aura certainement balayé, obstinément, incompréhensiblement.

On dit que  les Phoques Moines peuplaient les rivages de  l'Île de Corse  et de Sardaigne. En effet, il en resterait une petite colonie vers les côtes centre-Est de l'Île de Sardaigne.Décimés, évincés, forcément éradiqués jusqu'au dernier, ils attentaient au labeur des pêcheurs, pillant les filets et causant des dégâts.

L'homme ne cohabite pas avec des rivaux, surtout lorsqu'ils ne parlent pas ou alors, faut-il qu'il les soumette et les asservisse à son compte, pour ses intérêts, ses nécessités. Triste sort, destinée irréversible pour cette famille de Pinipèdes, gros coup dur pour la Biodiversité ! Le mal est perpétré, durablement !

Il est plus que certain que la connaissance, un cadre juridique avancé et efficace, des mesures de protection renforcée auraient certainement permis la conception d'une cohabitation heureuse et salutaire pour l'espèce. Notre Île recèle un dédale d'Îlots, d'écueils de tout premier plan qui, à n'en point douté, aurait constitué de véritables sanctuaires marins pour ces animaux.

Il en sera un jour ainsi des dauphins et autres mammifères ou espèces déjà menacées. L'histoire  se répète, elle  n'est pas instructive ; les erreurs gênent plus qu'elles n'éclairent la voie, c'est inévitable. La nature humaine ne s'embarasse pas de manière ni  de sensiblerie, du moins du côté des décideurs. Chercheurs et scientiques à leurs yeux  ne seraient que faire-valoir ; opportunisme et cynisme vont de pair ! C'est la rançon du pouvoir.

C'est alors que la Nature fige dans l'éternité ce que l'homme ne peut atteindre, massacrer à l'envi, nier, comme sur ce cliché, ci-dessous : le visage à jamais figé de " Cesare ", un petit fils et enfant perdu, qui n'est plus, ou du moins victime de séquestration, depuis 7 longues années, que ses parents détiennent à 10 Km / h du foyer familial, avec sa grande soeur. Rétorsions et châtiments de bourreaux à l'encontre de leurs propres enfants... C'est l'occasion d'en parler, car nous aurions nommé cet écueil pour ce qu'il évoque, retient comme charge affective et d'émotion. Témoignages, nous leur dédions ces textes ! A bientôt, les petits ! La roue tourne. Que  les vagues battent et rebattent ce visage de pierre. La vérité finit par dompter le temps et par éclore, fût-elle figée dans son écrin de pierre.

MARIN 

 

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