UNE_ILE__LA___CORSE_

Une Île, Kallistê, un poème à vivre entre mythe et réalité, mirage et vérité dès lors que l'on s'absente, que l'on distance le lieu commun  des vitrines, des miroirs, des faire-valoir, de l'éphémère, de l'indifférence des parfaits ...

 

Une Île, forcément  : au large ! évidence ? Pas tant que cela. Il en est  qui diffèrent et contrastent totalement selon leur situation géographique, l'orographie, les spécificités du plateau continental, les fonds, la véhémence des vents et des lames lointaines ...

 

Une Île dont le dédale d'îlots invite à la longue distance ! Et de là, découvrir la face cachée de ces rivages où les vagues s'enroulent et fascinent l'aventurier. 

Une île dont une face nous est toujours masquée, comme la Lune ;  et de graviter tout autour.

Île de Corse, Île de Sardaigne, Îles  qui ne laissez jamais de révéler à l'extrême folie  vos joyaux et vos écrins, ces perles de vagues qui égrènent un trait de côte qui ne se verrait que depuis les airs ; tour d'horizon magique dont rêvait déjà Icare !

Comment ignorer chacun de vos visages dont  le coup de vent et l'écume délinéent sur l'azur l'ovale, le sourire, le signe figé d'un appel ?

Aux pieds des tombants  et des massifs majestueux de la montagne qui chute dans le grand bleu, Kallistê  granitique, calcaire, schisteuse, rayonne, entonne un plain-chant Océan en  dévalant vers la mer ... 

Une île, grande alchimiste ouvrageant sous nos yeux quelques havres de paix et de toute  beauté. Métamorphoses, illusions, mirages éminemment réels, ici, rivalisent !

Une île, une légende, qui nous offrirait la voix d'une  " légende personnelle ",  si chère à Paulho Coelho ; 

Une Île, un songe, une présence que l'on aime encore plus fort que tout, parce qu'elle fonde une autre relation aux mondes, rare, précautionneuse, respectueuse d'un tout...

Ainsi  de coexister parmi les vérités irréfragables dont le temps, l'espace, l'imaginaire s'emparent au fil de l'eau et des astres, des fabuleuses lunaisons, des saisons, selon les humeurs du ciel et la prodigalité de la terre, au coeur d'un azur dont les infinis parfois oscillent, chavirent, se confondent, festoient  par-delà l'éternel !

Harmonies des Îles sous le vent, au vent, que les levers et couchers de soleil affolent sur l'autel de la mer...

Oui, juste un brin de poésie, de prose marine pour en encenser les délires, les extravagances à partager aux détours d'un cap, d'une pointe, d'un îlot, d'un récif ou d'un écueil.

On prétend que les îles enivrent les vagues, les attirent, toujours plus belles et différentes ; c'est pour cela qu'elles se cachent  pour mourir... Est-ce un roman !  Ainsi  des sirènes !   qui ne perçoit leurs chants de séduction perdant les marins solitaires, égarant le nomade ? 

Une Île dont la silhouette blanche des hivers plane au-dessus des nues et qui grandit lorsqu'on s' absente en mer...

Une île, une déesse dont les fragrances du maquis, les prémices   suggèrent à l'aurore  tant d'esquisses

§ 

MARIN - Une Île  - 

 

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