sirenes_waterhouse

Ulysse et les sirènes (1891) 
par WATERHOUSE ©N.G. Melbourne

 

 

OXY-MORES 

 

Je suis
par la nuit   profondément claire
des astres
l'éblouissement sombre
de la lumière aurorale
comme je m'en retourne du Levant 
errant au chant perpétuel
des vagues

Ô lointains sanglants
 horizons barrés
marée des silences
tumultueux
au vent des îles
qui roulez   éclats de lune    barques 
ecchymoses abyssales

Emportez ce penser solitaire qui fait mal aux mondes
voile lactescent     tant grimé 
dont l'oxymore tenace
révèle  la lutte incessante
que délivre  l'eau pure 
et ses  yeux  sidérés
de terreur

Mon ex-île en feu
choeur - océan - pacifique
 immensité désertique et mouvante
le peuple migrateur
tels  les moutons
innombrables
voguent et transhument
suivant le sain dessein des lames et des nues

Recueille-moi    réfugie-nous 
au-delà du soleil hiémal
Que la passion létale qui m'anime  
porte un plus près du ciel
ces maux qui grèvent
qui endeuillent
un sibyllin vaisseau en sursis 

§ 

MARIN - Mare Nostrum -