CORSICA

 

Le ciel est si bleu, trop bleu pour être vrai ! Il y a quelques décennies, rien  ne nous aurait  interpellé qui eût révélé le pire. Le ciel et la mer sont  toujours immensément bleus :  apparences, un mythe désormais ...! Mais de nos réalités insulaires, continentales, marines et sommitales ? 

 De  si grands espaces semblent tout recueillir, cacher, digérer. Comme cela eût agréé aux tenants du profit et des colossales richesses industrielles !  

Les vents et les brises sont encore là, plus opaques et plus torrides  qui balaient et lavent l'azur, tant qu'ils le peuvent. Avec les saisons, tentant de lutter contre l'adversité, un décor d'une autre dimension afin de recouvrer, préserver les grands équilibres d'antan, un air plus pur  ...

Et ces rivages épargnés, miraculeusement épargnés, continuent de nous transporter vers la source, les origines, Genèse , unitivement ... Nous contemplons sans fin ces fresques, ces pans de nature que rien ou presque ne balafre ni ne souille de bâtis hybrides et  anachroniques. Comme si les hommes  avait prédit l'apocalyspse et le bouleversement du béton en figeant à perte de vue un  trait de côte insulaire devenu sanctuaire, témoin, gardien, sentinelles  des splendeurs passées ...

Ils et elles sont des milliers à stopper leur voiture en ces parages aussi lumineux que fascinants que les vents et l'eau indéfiniment soulignent, ouvragent et dessinent  ?  

Puissent ces rivages perdurer, regagner et retrouver leurs dessins d'antan ; il n'est plus possible d'assister à l'éviction d'une part grandissante du domaine naturel, à  sa destruction, son occupation par le parpaing  et le tuff des terrains vagues encombrés de déchets qui rognent la portion congrue des plages accessibles et péri-urbaines !

Bien d'autres solutions existent, à adapter au cas par cas,  aux spécificités des lieux, aux priorités naturelles et aux reliefs locaux, aux cours d'eau existants !

Il appartient  aux communes de toute l'Île de réfléchir sur ce sujet afin d'oeuvrer à la réhabilitation totale et sans compromis de l'habitat naturel, de la niche écologique, de l'espace remarquable tout en  s'y intégrant de manière harmonieuse, durable, sans pollution aucune d'ordre visuelle, sonore, matérielle, ajoutée.

Voir le rivage et les côtes de la mer, au plus près, reste  le plus sûr moyen de quantifier non seulement les abus, mais aussi les déprédations, les accrocs perpétrés contre  l'environnement et le  cadre de vie.

Il y a là un très gros travail à initier, avec force recrutement de personnel, dotations de moyens techniques afin de  porter dignement la responsabilité des collectivités locales ! 

Nous ne pensons pas que poser des encadrés, des photos de nos anciens là même où leurs sites familiers,   aujourd'hui envahis par le stationnement et les constructions anarchiques,  soient de nature à apaiser les esprits.

Tempi fà,  dit-on,  In Corsica Tandu, In i Tempi Landani  ! Dans le temps !  Oui bien sûr, mais maintenant, que reste-t-il de ces richesses irremplaçables déchues ? Rien, rien qu'une eau glauque et fétide, des plastiques qui jonchent la grève, des voitures dont les roues, bientôt seront lavées par les vagues ... Est-ce cela l'image, la réalité de ces communes qui par le passé offraient tant de charmes, de beauté, de fraîcheur et d'ombre, de petit sablons proprets, d'anses et de criques claires aux pieds des maisons de chaque village ...

Faisons ensemble le chemin de ronde, autour des baies et des golfes où " prospère " l'agglomération, le bourg, le village, le hameau : nous verrons bien 

!