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Voici sur ce post, quelques vers et fragments de poésie de Friedrich NIETZSCHE,  extraits de son ouvrage / Poèmes  - 1858 _ 1888, 

DITHYRAMBES POUR DIONYSOS ( Editions : Poésie / Gallimard ).

 

Iimmersions dans l'univers fabuleux de l'auteur, du penseur, éminemment  poète-philosophe dans le sens d'une autre réalité, un réel  plus que tangible ;  renaissance  d'une condition humaine affranchie, visionnaire, régénérante .

Extatique lyrisme, envolées  dithyrambiques. Le ciel devient l'unique compagnon de sa solitude. Mystique béatitude.  L' être évanescent disparaît. Éviction suggérée de la plus belle et noble des façons... J'aime sa poésie, cette versification éthérée libre de danser  l'éternité, comme il sait encore si bien le faire. Ô Dionysos, vaguerais-tu à jamais  à l'orée des vertus apolliniennes

CORSICA...GO56

 

 

Ma sagesse se fit éclair.

 

Débris d'étoiles,

de ces débris,  j'ai bâti un univers.

 

Qu'arrive-t-il ?  Est-ce la mer qui baisse ? 

Non, c'est la terre qui monte ! 

 

L'on ne reste bon, que si l'on oublie.

 

Là  où il y a danger, 

là  je me trouve chez moi

là  je grandis et sors de terre.

 

Ô ciel au-dessus de ma tête, toi le pur, le profond ! Abîme de lumière ! Je tremble en te contemplant de désirs divins. Me jeter dans ton altitude _ voilà pour moi ta profondeur.

 

Ô ciel au-dessus de ma tête ( ... ) tu me regardes ?  Tu écoutes cette voix étrange ? Quand boiras-tu cette goutte de rosée tombée sur toutes choses terrestres ? Quand boiras-tu cette âme étrange ? 

 

Tu t'es ceint de nouvelles nuits, 

Ta patte de lion a inventé de nouveaux déserts.

 

On est certain de sa mort : 

Pourquoi ne serait-on pas serein  ? 

 

Voici la mer, jette - toi dans la mer ! 

Divin est l'art d'oublier ! 

 

Je suis chez moi sur les hauteurs

( ... ) 

Des vérités faites pour nos pieds, 

des vérités qui se puissent danser

( ... ) 

pour nos esprits libres et gais comme l'air ...

 

Friedrich NIETZSCHE