INTRO_III_ROCHE_NOIRE__1__001

 

 


Tu capes
Marin
inexorablement
comme tu ceins 
l'aura de ces sillages
qui vont    ouvrant 
les  abîmes
d'un  hypothétique  repos

Rien qui ne faillisse
au temps du rêve
à l'immémoriale
sagesse
des choses vraies
auxquelles tu voues ta foi

Ô stèles marines  point de naufrage 

Tu nous arrives
Marin
imaginaire
sur ton croissant de lune ailé 
que bercent nuages en ballons carmins 
accourus de l'amont
auréolés d'embruns
déjà voile purpurine au Levant 
évanescente et diaphane 


Faim de vie  Vague qui jette
à l'acmé de son galbe impudique 
un pont entre deux rives
que le nomade
l'aventurier d'un siècle emprunte
au-delà des maux périssables

 

§ 

 

MARIN