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L'observation livre les évidences de la vie de cet espace dans sa configuration quasi originelle !  Les mouvements de l'eau ; les concentrations d'algues, les fonds qui laissent les vagues décider des apports et des retraits. En amont, rus, ruisseaux ou petits cours  d'eau de combes et vallons achèvent de charrier sables et limons. La végétation donne son plein ; suite, plus bas ...

 

 

ÉTUDE DE CAS ET RÉFLEXION AUX ÉLUS DE CORSES

DES MAIRES A LA CTC 

 

C'est après des décennies de contacts avec la Nature Insulaire, entre autres contrées lointaines, que nous vous adressons cet Article ; aucune polémique mais une profonde critique, qui remonte le cours aveugle des années, alors qu'il était encore temps de prévenir  les " désordres ", les impacts que nous connaissons aujourd'hui sur le domaine maritime publique, le littoral, notamment urbain, urbanisé, ou proche des hameaux, villages, bourgs et agglomérations de notre Île. 

Si des organismes pilotés en hauts  lieux ont pour mission de préserver, de protéger de concerts d'immenses domaines insulaires,  - ce qui est heureux et plus que louable -, il n'en demeure pas moins qu'il faille également se soucier de ces espaces  remarquables qui sont de plus en plus  exposés aux progrès, à la commercialisation, à l'industrialisation, au développement exponentiel de l'activité touristique, des superstructures à visées locatives saisonnières et commerciales.

La mesure, la sobriété, l'étude d'impact et l'intégration aux paysages,  aux spécificités insulaires sont là des principes incontournables qui doivent régir la tenue d'un cahier des charges exemplaire, quel que soit le niveau de l'organisation sociale et communautaire considéré. Ces dispositions seront les plus sûrs et  les plus efficaces garants d'un développement durable, d'un attrait perpétuel et grandissant envers nos destinations, de la protection de tous les pans de nature péri-urbains.

Une seule image suffit à cerner le vaste problème qui un jour  se posera quant à la pérennité, au maintien de ce domaine public maritime, cette zone littorale fragile  envahie mais aussi détruite, bouleversée, transfigurée. Une actualité qui sévit au quotidien et qui ne respecte même plus les portions congrues qu'il  reste de substrats  littoraux tant les aménagements et les conquêtes se font pressantes, prégnantes, envahissantes, aux vastes dépens de l'environnement marin limitrophe

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LE CONSTAT ET LES CONSÉQUENCES DE CET IMPÉRIALISME SUR LE DOMAINE PUBLIQUE MARITIME

 

Nous observons qu'il aura été enlevé  aux éléments naturels toutes les ressources susceptibles de régénérer les plages, les cordons lagunaires non protégés, les dunes ; cela à des fins systématiques d'exploitation commerciale les pieds dans l'eau mais aussi d'accession à la propriété, - Murs de propriétés sur les plages - ! 

En quelques années, les plages ont vu leur superficie décroître à un point tel que l'on peut être très inquiets au sujet de leur maintien et de leur survie à très court terme, surtout lorsque l'on considère les dégats causés par le couple crues  et tempêtes hivernales, surtout sur la Côte Orientale, jusqu'au grand Sud  de notre île...

Ainsi, la majorité des plages s'amincissent gravement. Le bâtis, les aménagements, les parkings improvisés sur les plages, - Tufs  + Rochers -, le passage des caterpillars ôtant toutes les protections naturelles,  " Algues et bois ",   tous ces éléments affaiblissent des zones entières qui ne peuvent plus se reconstituer, qui dégénèrent.

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Ce n'est pas la place qui manque !  Combien sont - ils, sablons, cordons, anses ou petites baies à souffrir des effets d'une maimise tout azimuth, ignorant les priorités  que la Nature un jour nous rappellera ! 

 

L'EVIDENCE MÊME ET DES MESURES DE SAUVEGARDES

 

Le choix et l'équation sont simples : que voulons-nous ? A terme, ne plus avoir pour  plages que les seules contrées tombées sous la juridiction des espaces protégés et réglementés ou redonner à notre domaine publique maritime son visage d'antan, laissant les saisons dessiner un trait de côte généreux, lumineux, capable de recevoir encore plus de public, en des lieux totalement reconstitués, dans des conditions d'accueils et de qualités exceptionnelles ? 

Une construction, un mûr près de l'eau, un parking, ne génèrent  rien ; ils impactent durablement. Quant aux vents, aux algues, aux marées de coups de vents, ils harmonisent et parfont ces lieux  que des millions de touristes nous envient. Laissons faire la Nature, les éléments  : ils seront les meilleurs remparts contre de possibles, de probables montées des eaux dont nous observons  déjà les effets des sur-côtes de marées et des avis de vagues de submersion.  Il faut recouvrer la zone tampon originelle susceptible d'absorber les excès des éléments tout en réorganisant les milieux originels... Question de géologie environnementale élémentaire qui mérite une sérieuse étude et réflexion ! 

Alors, pourquoi ne pas  repenser ces espaces que l'urbanisation dans son ensemble, partout, aura radicalement défigurés et détruits ? Pari, challenge, défi, il convient de les relever afin de redonner à notre terre plénitude, harmonie, le témoignage vibrant  d'une parfaite intégration aux milieux naturels d'excellence qui sont les nôtres.

 

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La dune demeure, large, épaisse, fixée ! Tout y concourt. Jadis étaient ainsi la quasi totalité  de nos rivages actuellement non soumis à préservation-protection. Entre les extrêmes, il y a la mesure, le bon sens, le respect. Si l'homme y développe une activité, qu'il le fasse sans jamais fausser le trait de côte, c'est désormais fondamental, sous peine de perdre les bandes de sables ridicules qu'il lui reste !

 

COMMENT DÉFINIR JUSTEMENT LES LIMITES DE L'ESPACE NATUREL OU S' Y CONFORMER  POUR S' INTÉGRER SANS IMPACTER

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En Bretagne, il y a l'estran, cette zone que les plus hautes côtes de marées, hautes et basses, délimitent et sur laquelle rien n'est concevable ! Une distance de l'estran est également  fixée pour de multiples raisons et objectifs d'ordre environnemental, sécuritaire, esthétique, intégration aux paysages. 

En Méditerranée, tout est différent ; les marées sont minimes. Mais on sait les crues et les tempêtes dévastatrices sur les deux versants de l'Île. Nos plages sont vivantes, du moins elles l'étaient ! De nos jours, elles sont non seulement devenus inertes, mais elles meurent, toutes, exceptées les zones protégées par le Conservatoire du Littoral et le Parc Marin dans son ensemble. Un comble !  elles subissent, par la faute de l'homme, les assauts de leur génitrice, la Mer, qui se retourne contre son oeuvre ...! Paradoxes ou impérialisme insensé, suicidaire ? 

Et l'homme persiste dans une lutte vouée à terme à l'échec, voulant contrer la mer, bâtir, détourner courants et vagues, empêchant justement toutes les fois les éléments de jouer leurs nobles rôles de " Travailleurs de la Mer ", de vrais bâtisseurs de la beauté, dans l'unicité et la complétude. C'est très grave ! Mais ce n'est pas une fatalité qui incombe à la ville de mener bennes et caterpillars battants ! Tout cela n'excluant pas le " progrés ", intelligemment...

 

LA SOLUTION  / RECULER /S'ECARTER  /LAISSER MER ET VENT RÉPARER _ RECONSTITUER / DELIMITER  L'ESPACE DURABLE

 

Retirer tous les ajouts solides, lorsque cela est encore possible, afin de reconstruire durablement non seulement un paysage mais aussi de s'intégrer définitivement, parfaitement aux caractéristiques de notre cadre de vie, baie par baie, golfe par golfe, autour et proche de toutes nos agglomérations, de la plus petite à la plus grande. 

C'est un effort de tous, qui nécessite volontés et moyens ! Le résultat serait des plus beaux  et attrayant pour une Corse_Corse et non "  Côte-d'Azurée ou Baléarisée "  à outrance, sur tous les registres et aspects du développement. Ajoutons à cela l'usage de matériaux nobles, - Pierres et Bois du pays -, un ensemble de mesures visant, en bords de mer,  à ne pas verser dans les accès de grandeurs, avec tous les reboisements qui s'imposent, en fait une politique complète et moderne de la ville, de l'espace publique maritime.

 

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Pourquoi avoir investi et détruit tout autour de notre Île de pareils espaces ?  Il y avait et il y a encore de multiples solutions de réparation. Les fruits seront ensuite intarissables.  Un cordon aussi large que long : les siècles sont présents, nous parlent. Juste en retrait, sans rien outrager, un chalet de bois, exploitation ou autre : totalement intégré, preuve par quatre que l'on peut évoluer dans le bon sens sans ravager.

 

LES OUTILS DE LA NATURE 

 

Ce sont les configurations de nos rivages, souvent lacustres, susceptibles de drainer, de charrier le beau sable de nos montagnes via des cours d'eau propres et libérés dans leur course vers la mer.

Ce sont les arrivages de posidonies qui avec le sable, les bois flottés, stabilisent toutes les formes de plages et de dunes, de lagons et de tombants ; 

Ce sont les vents, véritables maquilleurs des terres littorales ; ils déposent le sable là où il le faut, la mer étant un merveilleux liant, la végétation devenue un peu plus dense se charge de fixer le tout à travers des compositions de grandes diversités, amples, capables d'encaisser coups de mer et fréquentation saisonnière, dans l'aisance et la conservation ! 

Alors les hommes pourront se poser à côté de ces écrins naturels perpétuels, vivants, métamorphosés chaque année, tous en les respectant et sans les détruire comme ils le font, malgré eux, sans le savoir souvent.

La Nature aura mis des millions d'années pour ouvrager ce que l'on protège çà et là, qui émerveille ! L'homme aura détruit en quelques décennies des havres de paix et de  splendeurs aux portes du hameau, de la ville. Pourquoi préserver là-bas ce que l'on abîme à nos portes, qui était tout aussi rare et accueillant, remarquable, abritant la vie ? 

IL FAUT RÉAGIR, ENTREPRENDRE, CONCEVOIR  ET VITE

Nous interviendrons à nouveau sur le vaste sujet de l'Urbanisation Insulaire, sans omettre les dispositions souhaitables qu'il convient d'apporter au tout nouveau statut Montagne pour l'Île de Corse, une vraie manne pour notre développement mais aussi de très gros risques de le voir déraper vers bien des erreurs commises tout le long du littoral

 

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