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" ROBOT ", ici, vers " OPARA MARINA " - Houle naissante, pic droite / Gauche, section en formation. " ROBOT ", à l'entraînement, se place, cherche le bowl, à contre et tente un renvoi quasi rentré, à l'intime du curl : C'était les bonnes années de ses  Solos... Merci, " Robot "  !

C'était il y a déjà bien des années ! On annonce les vents forts, ces houles terribles dont la prompte évocation prend les tripes... Des températures dignes d'un mois de janvier, des trombes d'eau ; certes, une situation météorologique des plus complexes, évolutive et à la merci de centres d'actions instables. Après tout, c'est bien de saison, avant les fortes tempêtes de l'hiver qui s'invitent vers les îles, petites et grandes !

Les prévisionnistes en perdent leur latin, en oublient de publier le dernier bulletin météo et les relevés de vents pour un certain sémaphore ! Certes, quand on ne  sait pas, il vaut mieux se taire, de surcroît avec une batterie démententielle d'outils numériques. Une fois sur site, nous répétons, obstinément, comme une antienne : " petite pluie abat grand vent " ! Oui, faut-il que la modernité brasse des " pétaflops " d'informations météo  pour accoucher de bulletins météo erronés dans les faits, du moins pour les zones concernées ? Un comble :  5 mètres de houle, 150 Kms/h de vent sont anoncés alors que les marins relèvent la force du coup de vent sur la mer, et  pas davantage ! 

Mais peu importe lorsqu'on se fie  aux signes du ciel, aux couleurs du couchant, à l'arc-en-ciel du soir, aux oiseaux marins ! après tout, c'est plus poétique et convient parfaitement aux charmes des îles et de toute migration.

Nous les contemplons, sous le vent, généreusement coiffées de nues albâtres, puis  rosées, parmes et purpurines. Le spectacle est saisissant. La mer froncée des fortes rafales invite peu à peu à découvrir la nuit et ses étoiles qui voyagent sur la voute céleste. Vertiges ... Le vent lave le ciel après la pluie et les grains ; il commence à faire froid, l'automne à l'automne d'antan ressemble un peu plus. Sur fond d'île schisteuse et si  verte, le chant de la mer se fait plus tonnant, prégnant. Les arbres geignent. L'impression de solitude est totale. Les collines balayées par les vents forts, une végétation rase, les champs d'ardoises et de pierres à perte de vue confèrent  au tableau d'un soir toute la solénnité d'un unique  coucher de soleil.  Dès l'aube, le levant à nouveau défie le ponant, toujours plus féerique. Les vagues  vont fleurissant  les champs d'une mer merveilleusement bleue. Le temps semble s'être arrêté ! Ainsi d'appartenir à une étrange  partition dont nous captons le moindre des accords, l'infime harmonie de chaque instant.

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Le voici, sur une onde qui les jours de gros se transforme en un slab, un tube terrifiant ! Vague de roche parfaitement placée... !

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 Le très vaste domaine ne laisse plus de décliner les ondes d'une houle lointaine qui  peine à le rejoindre ; prémices, pulsations, échos de l'azur ! 

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