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UNE PHOTO POUR LE MOIS DE NOVEMBRE

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 Ce cliché paraît anodin ; il ne reflète pas vraiment  une pratique que l'on qualifie  d'extrême, certes !  On ne décèle aucun élément qui soit à la fois exposé, osé, très risqué. Mais présence que le temps et l'espace encadrent.

Posons cette image pour ce qu'elle rend et inspire au seuil du solstice d'hiver. Évocation d'une terre et de ses ors perpétuels. Ainsi du  pampre des vignobles, de la rousseur flamboyante des arbres vers les coteaux.

L'automne enfin flavesce, saison que les vents égrènent vers la longue nuit qui approche. Improbable sursis que ces pans de rivages vierges, balayés par les vagues bleu-roi...

Au-dessus, voici la terre et ses tombants ocreux. Des pics acérés  se dressent telles des  cheminées de fées. La mer vient briser, se libère  entre  lavis et camaïeux de toute beauté.

La lumière des cieux décline de jour en jour tandis que la terre et les vagues  ne laissent plus de la retenir  en exaltant leurs dernières sources de clarté. Puissent-elles ne jamais tarir ou disparaître, enfouies sous le béton, cachées derrière les murs infâmes de ciment gris !...

Et ils vont en dévalant les  vagues que les caps et les fonds ouvragent. Infini  ou perpétuel devenir, qu'importe  ! Ces mondes sont vrais ...

Solennelles métamorphoses, à toujours  intouchées. Les éléments naturels en parfont l'essence, l'harmonie fugace. Accordons  à  l'émoi, à l'émerveillement le noble  penser, le respect des choses.

Des rues de nuages creusaient l'azur en rejoignant, en liant le ceil et la mer. On prétend que c'est l'horizon ; insaisissable, comme le silence, l'absence, le chant des mots qui volent si bas en hiver !

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