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NATURE 

La seule définition, le seul cadre tangible qui vaille à la notion de Littoral seraient justement les limites naturelles que se donnent la terre et la mer ! Sur ce point, tout le monde se mettrait d'accord, laissant la Nature et les éléments arbitrer, notamment chez nous où les rivages lacustres sont légions et magnifiques.

En outre et dans le cas où la Nature n'y pourvoirait pas, - Reliefs accidentés, fortes érosions naturelles, zones inondables depuis les terres ou la mer -, là même où les éléments naturels ne pérennisent plus ou pas leurs socles et leurs limites, il appartient aux hommes de veiller à l'établissement d'une zone tampon, intouchable, suffisamment large, qui puisse être ou devenir l'objet de " bouleversements sereins " , de modifications toute naturelles résultant de tous les processus érosifs !

Il y a la Nature, ses beautés intouchées, le parement subtil des marées de coups de vents, tant de dunes  et de sablons dorés que tous les éléments naturels honorent vers plus de métamorphoses, de charmes et de  ravissements ! Comme si un grand ordonnateur  se préoccupait de marier, d'agencer le divers, la variété, l'inhabituel à sa guise, s'en remettant au cours du temps indéfini, merveilleux alchimiste... Il y a encore mais de moins en moins la Nature prodigue dont les compositions se devaient de susciter en chacun d'entre nous le respect, l'amour des terres et des rivages remarquables et solennels. Un capital sans valeur estimée, unique, juste parfait.

Et puis, il y a les hommes, revêtant et imposant partout les formes les plus détestables de l'impérialisme motorisé, mécanique, militaire, du béton  avec leurs travers irrespectueux de ces remarquables espaces souvent détruits, réduits à la portion congrue, envahis de moellons et de parterres de tufs, de tas immondes  où viennent s'entasser les voitures... ! Certes, un choix, mais ce n'est pas  ici le nôtre ! Nous dénonçons cette emprise systématique qui opère et fond  sur les réalités insulaires dont le capital unicité reste  incontesté.

 

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HOMMES 

Combien sont-ils, quelles surfaces recouvrent-ils entre lieux, sites, endroits défigurés, colonisant  ce que la nature ouvrage sous nos yeux ? Combien de verrues se dressent sur sites exceptionnels  alors que les alentours perpétuent le vrai visage d'une terre et de ses îles valant joyaux ?  Jusqu'où ira t-on si l'on laisse courir et s'amplifier la tendance et ces excès ? 

Quels dangers menacent désormais la Montagne Corse, sachant que le nouveau statut d'Île-Montagne optimisera la mise en valeur économique de l'intérieur encore et toujours majoritairement préservé ! Quels garde-fous, quels cahiers des charges devra faire repecter l'environnement, le développement durable, à tous les niveaux de l'organisation et de l'aménagement du Territoire Insulaire ?  

Reproduire en Montagne les monumentales erreurs commises entre la plaine et le littoral condamnerait notre île au déclin paysager, à l'uniformisation des cadres de vie, via  la coupe réglée du capital et des profits.

§ 

Ghjorghju d'OTA 

Pour 

CORSICA...GO56

Attention, moderniser, développer, investir en Montagne ne signifie pas dévaster mais s'y intégrer totalement, respecter un milieu des plus fragile, notre esssence même ! Poser d'ores et déjà de sévères garanties de préservation, de protection, d'innovations soucieuses d'y maintenir tous les équilbres et l'authenticité requise ; c'est possible, cela se prépare, s'organise ... Agissons à l'instar de nos Anciens ! Nous sommes en Corse et non quelque part ailleurs, dissiminés entre toutes les côtes d'azur du bassin Méditerranéen ...

 

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