gustave_dore_artwork_drawings_grayscale_sea_1920x1080_wallpaper

Gravure  Gustave DORE 

 

Elle n'est pas miséricordieuse
mais revêt le velum des cieux

On y vague comme mûrissent
les nues aux visages mutiques

Ses rudesses concèdent à la rigueur
un espace de liberté sans pareil

Féeriques et    drapées
de blanches furies
convoient la grande faucheuse
par-delà les champs ondés en s' entant
aux rêves

Au coeur du grain blanc
quand le sein de la mer noire délivre
l'onde mythique des Parques   des Erinnyes

La chute comme l'envol
magnifient l'antre éthéré
du jeu et de la mort

Qu'importe

Ainsi de l' émoi à dire l'autre ciel
car un peu plus près des étoiles
j'entrevois
les bolges de l'enfer au paradis
dont l'homme-dieu se targue
de confondre sans vergogne
confins et horizons emmurés

Alors la mer accuse à toujours
la grande trahison de la renommée
vaincue malgré elle
autel
immensité déchue  sépulcrale
cachant l'infamie et le forfait

Mes ciels ont rejoint la mer extérieure
n'en déplaise aux ordres
de la raison et des lumières

Que ma nacelle indéfiniment esquisse
les mots d'une pensée    au-delà de l'habit
En elle
Elphe et mer voguent depuis
et à jamais unis à la dérive
des-astres

§ 

MARIN