BANNIERE_

 

Comme il est loin le temps des beautés aujourd'hui confisquées, malmenées, bafouées !  Un temps où sablons, dunes, bords de mer étaient amples et si radieux. On  y flânait de bosquets en buissons, entre les bois et  un croissant de lune merveilleux. La plage était généreuse ; c'était il y a si longtemps, 1963 !  nous étions encore enfants mais nous nous souvenons du moindre détail. Il en est toujours de même vers  l'autre grand golfe, en amont, des lieux sales et immondes dont nous tairons les horreurs. Et pourtant, que de destructions massives. Un  manque de respect patent... Insultes à la nature, à la terre  qui est la nôtre. Une mer criblée de corps-morts, de détritus, parcourue de béton et de baraques  en tout genre, d'agékos, de blocs de pierres jetés çà et là, à même les sables et les dunes sans le moindre soucis  d'intégration. Visages défigurés de ce qui fut jadis un écrin, un joyau, un don de l'Île, de l'Eau-Delà ! ... Et oui, il faut le dire et crier : ASSEZ !  Où veut-on en venir ? A répandre la laideur au coeur  de toutes les beautés ? ... Coups de gueules, oui, afin que cessent ces forfaitures, ces prébendes, tout passe-droit qui institutionnalisent destruction, enlaidissement, mépris du domaine public et naturel  qui se doivent d'être totalement préservés, intacts, revenus à leurs inclinations d'antan. Combien sont-ils, à travers toute l'Île, à montrer de façon ostentatoire les travers d'une modernité qui divorce brutalement de toute légitime et solennelle harmonie ? 

Ghjorghju d'OTA