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Il fut un temps précieux où l'on entendait le chant des Phoques-Moines ! Nécessités, prédations, rigueurs de la vie passée en auront décidé autrement. Les écueils sont désormais solitaires, battus par les lames et les bourrasques ! La vieille balise s'allume dans le soir revenu, donne comme l'antienne le bourdon et la nostalgie des contes et des légendes perdus. On passe désormais si vite en chemin, sans prendre le temps de l'escale, au relais, d'écouter le chant des vagues et des vents balayant les tombants vierges de l'oubli

MARIN 

RÉFLEXION 

La Nature ne pourrait être appréhendée dans l'unique et exclusive optique de l'accaparement et des profits aveugles ! Les pratiques extrêmes ont toujours été, peu ou prou, les vecteurs d'une approche sensible  envers les choses de la Nature. Elles ne sauraient perdurer sans un attachement et un respect viscéral de l'environnement naturel, ses domaines et les éléments qui l'ouvragent sans relâche, indéfiniment. S'adonner à telle pratique c'est ainsi oeuvrer envers un pacte d'alliance indéfectible, sincère, sans aucune trahison perpétrée à son encontre.

La Nature Insulaire nous héberge, nous ravit, nous protège en quelque sorte en nous assurant une certaine qualité d'existence. Nombre de ses portions maritimes, ruraales et montagneuses demeurent rigoureusement préservées et protégées ; c'est là une manne, un don du ciel qu'il convient de choyer et de chérir. Ne l'oublions jamais !  Combien de sommets, de vallées, de pans de littoral sont encore vierges de toutes occupation et dégradation ? Ils sont légions et puissent les élus et la population les épargner, à toujours ! 

Nous affirmons que notre siècle se doit d'être avant tout  ÉCOLOGIQUE, dans le sens où les hommes, les sociétés, les communautés ont totale latitude et mission de concevoir, de bâtir, de développer dans le strict respect de la nature et d'une totale intégration des choses humaines... Cette approche de la nature devant présider  à tout  et à partir de là, permettre d'ouvrir les bonnes fenêtres sur le monde réel en perpétuel danger de disparition ou de travestissement majeur ! 

La Nature est en  sursis ; l'homme :  davantage !  Le péril menace et il est  grand temps de réagir, d'infléchir la courbe  exponentielle des prédations et des OPA sur le potentiel et le patrimoine Nature, à terme voué à la disparition, à la défiguration irréparable.

Enfin, savoir que les aléas du dérèglement climatique joueront très certainement en notre défaveur, impactant avec toujours plus d'ampleur et d'acuité notre quotidien insulaire, notamment dans les agglomérations, gros bourgs et villages en zones littorales et de montagnes ! 

S'enrichir et couvrir  de béton, sans aucune mesure  ni  soucis d'intégration aux paysages, à la Valence Spécifique Insulaire Corse serait une erreur irréparable. Notre Terre doit garder ses atouts, ses atours authentiquement insulaires, culturels, historiques, Naturels ...! 

GHJORGHJU D'OTA 

Pour 

CORSICA...GO56