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LE RETOUR AUX SOURCES 

Voyez-vous, je n'aurai jamais compris le mutisme, le silence, en quelque sorte le probable désintérêt  qui vient du connu, du prétendu giron branché.

C'est ce qui affecte en définitive, hélas !  les horizons que nous connaissons et gardons en commun, les sphères qui devraient fédérer durablement les bonnes volontés.

Dans l'intérêt de l'environnement, certes,  au sens plus large et solennel de Nature, susceptible de mouvoir le plus grand nombre autour de la passion de découvrir, de préserver, de relater ensemble.

Ainsi se crée le lien fort et durable de l'amitié !

Je n'évoque pas la mise à distance aveugle et sectaire qui voudrait  faire accroire un probable narcissisme que d'aucuns trouvent aisément de bon aloi et de circonstances, au coeur même de la rumeur qui  fonde et rassemble... Déshérence mentale que le cloisonnement et le mépris dont l'écriture brise depuis toujours les carcans invalidants ! 

Qui  feraient alors  ou peut-être fausse route, se jetant dans " le baquet des foules " cher à K.J  Huysmans...? Pour ma part, je tente  la " possibilité d'une Île ", ( M. Houellebecq ), expérimente  l'être généreux qui lit, pense et partage ce que la vie offre de  printemps  incessants, autour de la beauté, avec empathie et reconnaissance, louant ainsi la dignité des choses souveraines, des saines métamorphoses de l'état de nature tutélaire qui nous gouverne, qui nous aime et nous anime en son sein.

Le site que nous vous présentons n'aurait d'autres desseins que celui de traverser les couloirs d'une ère, d'une époque à juste titre transitoire, en sursis, vouée à disparaître ou fortement menacée, déjà impactée par les grands, les imbus, les fourbes et les félons. Mais de la lumière, au bout du corridor qui précipite ? 

De là notre démarche qui se voudrait à la fois accessible et ouverte aux mondes, à la différence, aux échanges que la mer et les océans pacifiquement  livrent  aux possibles  d'un quotidien que nous habitons et que nous quitterons ensemble, soyez-en sûrs ! Transit, escale, port serait ce qui nous circonscrit et nous définit ici-bas ! 

Poser des images et des photos aux seules fins de paraître ne nous intéresse pas ! Mais de relater les pans de la Nature, ces occasions d'harmonies et de symbioses que l'homme découvre encore, signant de fait ses rapports au temps et à l'espace d'un blanc-seing merveilleux, intouché, respectueux du cours des plus simples choses qui plût à tous les dieux !

 Le silence, l'indifférence, vanités et jalousies  sont pourvoyeurs de discordes, d'écarts au règne du sensible et de l'amour dont il nous importe de traduire en actes les facéties fascinantes de l'authenticité, à rebours.

Que serait une pratique extrême, l'exercice du corps qu'exaltent les éléments et  la nature s'ils  ne devaient observer et n'avoir  de chemins et pour horizons que le faire-valoir  retourné sur soi, le paraître à oeillères des lunettes derrière lesquelles,  "  le On, se cache "  et médit ? ...

Et de l'éphémère record, de la performance rapportés aux exigences de l'homme qui emprunte tous les moyens pour y parvenir en brisant bien des vérités et des codes vertueux.

Comment envisager le cadre fabuleux qui engendre et aura vu naître les expressions d'un talent,  de la virtuosité susceptibles de magnifier l'Océan, de louer  la Mer, l'empire des eaux lustrales, sans le retour de la gratitude  qui fait l'humilité ? 

Comment demeurer de marbre face aux arpents vierges  de la souveraineté  quand ces derniers subissent  la coupe réglée des profits et de l'accaparement ? 

Comment, humble marin, s'éloigner des coups mortels portés aux mondes qui nous définissent et nous circonscrivent ? 

Et de ne jamais se déprendre des vérités de la goutte d'eau qui fait et contient la mer à l'instar de l'information qu'elle véhicule, consolidant ainsipar anaologie  les  logiques des sciences dites bio-informationnelles où le virtuose ne laisse plus  de tirer profit des sources de l'énergie propre et magnifique : le vent, la vague, l'espace, la lumière, de sublimes reliefs, tant de complétude !

4000 Articles  jalonnent une voie sans détour, saine, pure : respect de la vie et du substrat, des grands équilibres planétaires et  naturels. Une seule et même volonté : faire d'une pratique  propre l'occasion  d'une investigation parmi tant d'autres, sereine et  prodigue,  qui ouvrirait les portes d'une réalité de  plus en plus complexe, aux aléas et aux vicissitudes transversales dont la cybernétique, il fut un temps, éclairait parfaitement ce que l'on nommait  : " Feed Back "  ou rétro-actions positives, négatives...

Être ainsi et alors partie prenante d'une modernité qui  plus que jamais nécessite des gardes-fous, des donneurs d'alarmes. Repères, à  l'individuel mais également  témoins qui puissent sans relâche pointer du doigt et dénoncer tout ce qui autour  de la vie des mers et des océans constitue un danger prégnant, préjudiciable aux grands équilibres qui nous gouvernent à toujours, depuis  que le monde est mondes ; il ne faut pas l'oublier : un seul monde signifierait  vouer la diversité, la différence, la richesse et  notre histoire aux gémonies du  feu, de la  sécheresse des coeurs, des guerres et de la dominance détruisant  la part de rêve  et d'espérance qui nous habite.

La mer, ainsi, permet d'entrer en prose et en poésie. Musiquons avec elle qui constitue une occasion de  porter la réflexion philosophique vers de nouveaux domaines !  Nous devons  accompagner la science  afin de veiller aux dérapages de la raison déstructurante.

Les océans constituent et recouvrent leur mission solennelle d'emporter les hommes les uns vers les autres et non contre ; bévues monumentales et  irréversibles de l'histoire quise répète, perpétuée tel l'atavisme !

D'autres lendemains d'émerveillement restent encore possibles : renaissance à   la vie, découvrance à la semblance d'une source  inépuisable, intarissable. La diversité devient joyaux, dons de l'éternel Uni-vers.

Bien se dire que nous ne sommes  que de passage, emmenés sur le même et  vaste vaisseau, effectuant  la même traversée  au coeur  du  cosmos, entre ses infinis chers  au " roseau pensant  " , d'un port à l'autre, épris de liberté et de vastités ! 

La pensée se doit d'être désenclavée, libérée, audacieuse et  connue afin  de servir l'Etant, l'état de nature et de culture résolument fidèles l'une envers l'autre. La Culture, sous toutes  ses formes participatives,  éclaire dignement la voie,  brise enfin le silence des chaînes et les maillons infernaux de l'orgueil

!

MARIN - De Passage -  De la même traversée