QUAND  LA MÉTÉO A L'URBANISME  TENTACULAIRE SE MÊLE 

 

Nous nous dirigeons sans aucun doute vers l'été le plus chaud de l'histoire météorologiquement référencée !  Dans le Grand Sud, il ne pleut  quasiment plus depuis 3 Mois ... Les  sols sont gravement secs, surchauffés et la suberaie devient suffocante aux heures chaudes du jour.

Quelques brises thermiques rythment un peu les échanges d'air entre terres et mer mais cela ne suffit  plus à juguler les hausses artificielles de températures que nos espaces urbains mal agencés, si mal gérés génèrent.

Il est vrai qu'en multipliant, en agrandissant la surface des parkings pour faire du fric, on se fout des riverains entassés dans les immeubles et le béton vertical proches et voisins !

Jusqu'où tiendra-t-on ainsi ?  Jusqu'où sont prêts à aller les ÉLUS en laissant ainsi ramper un urbanisme tentaculaire dépossédé d'espaces verts  et aquatiques vitaux  ?

Un fait est établi, la circulation se verra augmentée au  centuple, les  sources de pollutions également ; notre Île s'apprête à souffrir, à endurer  l'inacceptable, les restrictions d'eau s'annoncent déjà.

Quant aux incendies, gageons qu'ils auront encore la part belle dans une région, sur un territoire Insulaire privé de sa flotte de Canadairs et autres bombardiers d'eau  rapides et très  efficaces.

Marche-t-on sur la tête ? Les rivages  se couvrent  de façon insidieuse et pernicieuse de débris, d'éclats et de déchets plastiques et résidus pétroliers. 

Est-ce là le tribut estival annuel  que nous devons encaisser, en sur-cotes et dépassements de toute mesure et raison ?

Nous pensons que l'été est la saison  phare  qui se prépare, ne s'improvise  pas. Qu'il en soit ainsi   au  niveau de la commune ou de la ville. De l'accueil  à la gestion salutaire des déchets, sur les routes, en milieu rural et de moyenne montagne. Toutes  les ressources nécessaires ou moyens d'intervention efficaces  doivent être mobilisées face à l'émergence de  possibles catastrophes naturelles dont les causes seraient par trop humaines.

Permettez-nous de vous dire que la Ville devient invivable, laide, repoussante, collante  ! Lorsque les agglomérations  possèdent une portion littorale, celle-ci ne représente plus que la portion congrue ; le reste étant dévolu aux  garages des véhicules ou laissé à l'abandon, en friche,  ou très largement occupé par le monde des affaires qui accapare, confisque le domaine public.

Combien d'espaces vert littoraux pourraient ainsi être réaménagés, réhabilités, parcourus de chemins de rondes ombragés, frais et attrayants ?

Non !  Tout  va pour le meilleur des mondes du fric facile dans la Grand Messe Consumériste Saisonnière, la  " GMCS " , le nouveau  Label "  Tiroir-Caisse  " de la Société en Marche maniant  les outils dévastateurs  du  Déclin organisé depuis les  hautes sphères ...

 

CHRONIQUE DE  GHJORGHJU D'OTA 

Pour 

CORSICA...GO56