OPARA_MARINA_LIBECCIU_

 

Quelques voiliers tracent leur route au portant, voilure réduite au seul  foc de route. Tout l'équipage est campé à l'arrière, près du  barreur. Une mer agitée, jamais forte, mais creuse et hachée lève les vagues d'un  grand frais de secteur SW ; le Libecciu règne  sur l'azur des mers et des îles  de la Méditerranée. Des étendues bleu-roi, profondes et  parsemées d'innombrables moutons. Le schiste vert des îles n'en paraît  que plus intense et la roche  métamorphique encore plus ondée. Un vent d'été  capricieux et surtout très irrégulier souffle  en fortes rafales aux abords découpés des côtes, des caps et des pointes exposés. Contrairement aux prévisions  météorologiques marines, il n'y a pas un soupon de  houle. Nous croisons la mer du vent ... Ne pas confondre les données !

Mais quels contrastes confèrent  ainsi  à la solitude des lieux, président à  pareille complétude et  tant d'harmonie ! Nous faisons halte, un très long moment. Il nous faut  saisir ces images, graver sur le parchemin de l'existence,  de passage, les pans d'une  réelle beauté que voiles et voiliers animent au coeur de l'infini azur

!

MARIN - En route -