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240 ° Cette gigantesque balabre dans la montagne qui s'amplifie chaque jour défigure les contreforts de l'un des plus beaux Massif montagneux Insulaire ; et, pour couronner le tout, voir l'autre image, à agrandir ! ...

 

Nous pensons que nos Anciens, que tous les Bergers qui transhumaient jadis, que les Paysans d'antan n'auraient pas du tout apprécié et cautionné ce que la descendance partout  manage et opère de forfaitures à l'encontre de la Terre-Mère Insulaire ...

 

 

C'EST DÉSORMAIS POSSIBLE SUR L'ÎLE DE CORSE  HÉLAS 

 

L'armée s'y met, avec de potentielles mises à feu lors des exercices militaires ! Mais mieux encore, nous posons là quelques jalons ou repères destinés à sensibiliser les Opinions, car il y en  de très nombreuses  sur l'Île de Corse,  allant au gré des  vitrines, des tremplins et des rampes qui  satellisent  bien des projets ! 

Nous ne versons ni dans la polémique, ni dans la critique ou quelconque dénonciation ! Pas de nom de lieux, - craignant les représailles - mais des images que  d'aucuns sans aucun doute reconnaîtront : cela  suffira peut - être à  susciter une réaction positive et des mesures concomitantes de réhabilitation ! 

Il y a matière en effet, à s'alarmer, à être dégoûté, d'autant plus que nous souffrons chaque année davantage, d'un point de vue santé et physique mais également moral ... Car comment ne pas ressentir un profond malaise face aux diktats insupportables des logiques de l'Argent lorsqu'elles passent outre toutes les considérations d'ordre environnemental, vital, naturel, esthétique, durable ? 

D'un côté, des milliers d'hectares défoliés, des terres ravagées par les flammes, la végétation à jamais  bouleversée et arasée et de l'autre, vers l'amont, des montagnes  défigurées, mises à nue, de véritables réflecteurs de chaleur, déflecteurs de vent, des  " Spoilers "  naturels qui vous canalisent un flux  d'air poussiéreux  et brûlant.

Et, pour parfaire le tout, des Torrents dont on ravage le lit et  pille l'eau en amont pour les besoins des exploitations, de ces torrents qui jadis traversaient l'été avec leurs cours frais et limpides.

C'est bien sûr la mort de tout un bassin, sachant que les champignons hybrides de béton qui y poussent masquent les forfaits, donnent dans l'aparence des petits cottages bien gazonnés,  avec l'eau captée en amont, à l'oeil ! 

 

C'est  la modernité, notre modernité insulaire, semble-t-il ? Et à chacun de voir midi à sa  porte, quelle que soit  l'antre béant qui se trouve derrière et qui  promet d'irréparables forfaitures  jûteuses à l'égard du patrimoine commun ! 

Voilà une honte, l'inacceptable, le cours funeste de ce qui  fut antan nos privilèges sains, porteurs d'avenir et d'espoir  : laisser à nos petits enfants ce que nos Anciens nous ont livré, en l'état de ce qu'ils avaient jadis trouvé ...

Que les élus, au plus haut niveau réagissent et se positionnent  sur le sujet de l'Urbanisme tentaculaire et  odieux  qui  ravage notre Île, sur le sort réservé à nos massifs et cours d'eau,  sur l'ancien réseau de tous les cours d'eau de nos aînés qui embellissaient les vallées, les campagnes, les abords des communes et des agglomérations, ces cours d'eau qui apportaient la vie, le chant des oiseaux, le printemps,  les été au bord de tous les cours d'eau, vers ces plages  qu'un sable nouveau  et propre régénéraient comme par enchantement ...

Nous n'osons plus imaginer notre Île d'ici à 15 / 20 Ans, c'est un cri d'alarme

!

ÉLUS,

Mais imaginons un jour le Torrent revenu, la Carrière réhabilitée et totalement reboisée, l'eau partout  retournée dans le lit du fleuve, les berges nettoyées et remodelées  selon les inclinations de la montagne et des saisons, le sable ourlant çà et là de nouvelles plages, 

un cours d'eau  qui au printemps offrirait de splendides descentes  en Kayak, des parties de pêche à la truite,  des randonnées pédestres et équestres  rives droites et gauches enjambant de larges veines turquoises au gré des vieux ponts reconstruits, des vergers renaissants des ronciers vaincus par le savoir faire ancestral, quelques  guinguettes au bords de l'eau que l'on pourrait regagner à vélo  en suivant l'ancien sentier de toujours et  rouvert, jusqu'à la mer et la plage généreuse du torrent, non celle des hommes, investie de toutes part !   ...  Oui, rêvons cette Île de Corse, entre modernité éclairée, inventive et compétente, respectueuse de tout  le patrimoine, sans passe-droits,  une Île  forte  de cette unique valence : l' insularité, de celle qui forgeait l'Âme bien trempés  de nos Anciens. Les vieux moulins à eau pourront  à nouveau  chanter avec  le flot tumultueux du torrent ; on y penserait là une halte, une source,  avant les arpents verticaux  et les sentes menant  aux pérennelles estives  ! Giono n'est plus très loin, pensez-y 

!

 

GHJORGHJU D'OTA 

Pour 

l'ÎLE DE CORSE ET SES ÉLUS 

 

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Eau détournée, le torrent s'enterre dès la fin des pluies, plus de six mois l'année, entre 6 et 8 mois suivant les  caractéristiques annuelles des saisons.

En guise  de vieux torrents, parsemés d'arbres, d'ombres et de fraîcheurs, jadis, de vasques  et  de trous d'eau  peuplés  de truites, de toutes sortes de libellules et  de papillons, d'oiseaux : cette autoroute rocailleuse et silencieuse,  en pleine nature, sans  eau,  besoins d'amont obligent ! C'est en définitive toute une vallée impactée depuis des décennies ! Le mal se répand, partout en Corse ... L'homme se sert  et en rien ne consent à partager en s'intégrant durablement : décadence  ! Il est là pour tout détruire et régner ;  c'est un véritable désastre écologique ... Funeste artère laissant courir  le flux de l'irresponsabilité et de l'ignorance. L'argent  n'a pas d'odeur ; nous sommes consternés. Les gens passent et ne 'en aperçoivent plus !