ALLEGORIE_

 

Au terme de la longue route
tu ne déranges point les étoiles
tu n'auras jamais excédé les vagues dunes
de la mer et de la lune en croissant 
mais le silence con-descendant
des mangeurs d'espoir

 

Va     hallucine toujours  les mots innombrables 
toi qui erres  par le vaste dédale de la folie
contre les  bas maux         Satisfais aux vernales images
comble la fulgurance  des rêves
l'inassouvi   l'immarscessible souvenir
Auras-tu ainsi et déjà rompu
au temps lourd  qui passe
ce perpétuel instant
comme la vie rompt à la mort
inexorablement     trompeuse

La pente qui s'offre devant toi
vaut l'ascension que tu auras menée
Tandis que le corps de tes ahans   forcément las de durer
s'en remet aux choses qui en esprit
mûrissent longuement
au-delà de la sécheresse
des as de pic      du coeur de pierre
Mais voilà que l'âme se dessine     te destine et te distance

Vois le noble félin  que tu aimes tant
dont les ans comme à toi
vous sont mesurés
qui te manque déjà
depuis toujours
et dont tu redoutes le partir
à l'origine du lien mystérieux qui vous lie
Qu'importe

Je le sais      tu ne cherches point à briller
en usant de ces jeux de mots en vogue
qui galvaudent le poème
l'extravagance du penser vrai
Dès lors qu'ils s'en-racinent
dans la tragédie et la volonté
du commun accord de l'acte harmonieux
l'éternité point 
comme un autre jour
Nouvelle aurore

J'aime quand tu lâches prise
la pensée  allant  à vau l'eau
tu rejoins ces rivages de hautes volées
dès lors  éthérés
Être ailé    songe vélivole   rebelle aux habitudes 
d'entre la légende et le mythe
que ne choisis-tu pas encore
l'illusion
libéré de tout     de rien

 

!

MARIN -  A bord  de la FOLIE -