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NON MOTORISES ET TRACTES PAR     UNE AILE     UNE VOILE 

 

WINDSURF / KITESURF

 

Prenons le temps de traiter un problème récurrent et plus en plus prégnant sur l'Île.

Considérons  la répartition des espaces  NATURELS  dévolus à l'affluence touristique estivale, et, bien au-delà, de leur accessibilité. Quelle part accorder aux adeptes de sports de glisses extrêmes qui viennent en vacances et aux  " locaux " ?

 Public devenant  de plus en plus nombreux  et qui depuis toujours évolue  sur les Spots Insulaires bien connus qu'il partageait en majorité avec les vacanciers. On peut aisément comprendre leur désarroi et leur colère dès lors  qu'ils s'en voient chassés.

CONSTAT  / BILAN 2017

Nous constatons depuis des décennies la fermeture systématique d'anciens accès à la mer et aux plages ; la privatisation et  le développement  immobilier de vastes domaines du bords de mer en  serait les principales raisons...

L'appropriation tentaculaire de nouveaux espaces naturels avec regard sur Mer  séduit la promotion immobilière concourant à  l'extention et au mitage de la terre, à tout type d'aménagements, à la clôture de terrains se faisant jusque sur la dune littorale. Les chemins se font rares, peu entretenus. Il ne reste le plus souvent  que la portion congrue submergée par les vagues les jours de forts coups de  vent.

Il est  ainsi des destinations devenues  désormais impraticables ;  l'accès en a été interdit ou  fermé l'été aux adeptes des Pratiques extrêmes par l'extension d'un balisage littoral pléthorique ne servant plus  que les intérêts de la foule, des baigneurs et, de là, des commerces limitrophes usant d'artifices motorisés en nombre.

Des sites comme Pinatarella, Sta-Giulia, Palombaggia, aujourd'hui, la plage de a Tunara, Balistra,  Rondinara, Pinareddu et bien d'autres sont désormais zones interdites  aux pratiques extrêmes l'été, vue les conditions d'encombrement.

On peut en outre observer un sous-équipement notoire des zones de baignades mais plus encore, une OPA  généralisée par des structures commerciales,  locatives et sportives sur Site, qui se partagent là encore la portion congrue d'une bande  Littorale amoindrie, mal gérée et entretenue, laissée pour ainsi dire à la merci d'un public toujours plus dense !

 Du tout et n'importe quoi ; le principe de la Jungle !  

Ne pourrait-on  pas  envisager sur site  une zone d'évitement et d'aisance sécuritaire capable d'absorber l'accueil, les départs et les arrivées des sportifs usants de matériels plus encombrants ?

 

 

DE CE CONSTAT DÉCOULENT LES POINTS SUIVANTS 

 

Des dizaines de Kilomètres de côtes ne sont quasiment plus accessibles ! Certaines zones pourraient constituer de vraies bases pour la pratique de ces Sports Extrêmes, sans gêner le public ...

Les " Anciens Spots  "  que les sportifs pratiquaient sont devenus saturés pour toutes les raisons invoquées ci-dessus et, la liste n'est pas exhaustive, loin de là ! Elles ferment une à une...

Si d'autres espaces ont été aménagés par les organismes de renom tels  que  le Conservatoire du Littoral, l'Office de l'Environnement de la Corse, en partenariat avec le Parc Marin, il convient de souligner  que l'affluence qui en découle finit par encombrer de façon alarmante ces lieux de pratiques où  ont été  réalisées leurs structures d'accueils, - 2 grands Parkings vers Ventilegna / Testarella devenus saturés -, Idem vers le Golfe de Figari, - mais là,  avec des interdictions de poids  -  et, davantage de zones de désenclavement  ! 

Nous nous retrouvons  face à une situation paradoxale accueillant en définitive un  Public sédentaire là où les lieux avaient été aménagés pour optimiser  les sites propices au développement du Kitesurf et du Windsurf, notamment, très prisés, tout en les excentrant à bon escient ...

 

PRATIQUES EXTRÊMES /  ESPACE LITTORAL INSULAIRE

 

L'évolution dantesque du nombre de touristes sur l'Île pour les trois mois de l'été, l'accessibilité des plus beaux sites Nature ne peuvent être compatibles avec l'espace dévolu aux sports extrêmes qui explosent. C'est un fait incontournable ; à un moment donné, cette promiscuité pose problème, engage la sécurité et, de là, la responsabilité des élus dont dépendent plages et lieux de baignades.

 

QUELLES ALTERNATIVES

Elles sont de deux ordre : public ou privé, - dans le sens :  personnel - ! 

 

Interpeller les élus afin qu'ils rétablissent de vrais accès vers la mer, vers de potentiels spots et espaces  aujourd'hui totalement  fermés  à tort et à travers ; 

Accorder, aménager  sur Sites d'accés publics, fussent-ils fréquentés, un véritable périmètre  destiné au développement, à l'enseignement de ces pratiques, avec toutes les précautions  qui s'imposent ; 

Refuser en tant que pratiquants assidus tout diktat d'interdiction sommaire, arbitraire sans qu'il ne nous soit donnés d'alternatives raisonnables et viables !... On exclut pas une frange  de vacanciers, de pratiquants réguliers locaux en arborant des prétextes opportunistes, des raisons à sens uniques !

 

RÉINVESTIR  D'ANCIENS  SPOTS  

EN DÉCOUVRIR D'AUTRES

 

Qui ont été préservés, fermés, dont il reste les chemins, à travers le maquis, certains  assez éloignés de la route... Il en est de magnifiques, isolés, totalement praticables. Mais il en sera aux risques et périls du pratiquant, reclus, loin de tout, engageant sa sécurité pour voler librement.

Le potentiel Insulaire est immense, de très haute qualité ; il convient d'en tirer toute la quintessence et l'excellence, apprendre à ne plus être du nombre mais de l'exception, peut-être. Après tout, en petits groupes, l'option  peut s'avérer lumineuse !

IL EST FORT A PARIER QUE LES COLLECTIVITÉS NE PRENNENT PAS EN COMPTE LES DOLÉANCES DES 

GLISSEURS   DE L'EXTRÊME 

Tandis que le Kayakiste évolue en toute quitéude, partout, jamais appréhendé, 

Il est tout de même révoltant de constater  que les SURFERS voient également fermer leurs Spots, envahis de corps-morts et de bouées à poste 12 mois sur 12 ; certains sont même obligés de braver les interdictions sécurité-civile pour retrouver des vagues non encombrées de baigneurs, de bateaux, d'obstacles : un comble !

Enfin, notons que sur une Terre qui fait de l'autonomie son cheval de bataille, on ne voit pas d'un bon oeil   le citoyen autonome, capable et susceptible de se prendre en charge, de pratiquer par lui-même, sans assistance, une pratique sportive individuelle, personnelle, totalement libre  et évolutive !... C'est un fait, hélas ! un constat très désagréable.

WINDSURFERS ET KITESURFERS 

Devront-ils un jour se réfugier, s'isoler, vivre en vase clos, la réclusion à perpétuité face aux déferlements estivaux  par trop  lucratifs, exclusifs, voraces et sélectifs

?

 LA SOLUTION TANT DE SE LIGUER ET DE LUTTER 

 

A SUIVRE - RÉAGISSEZ - PARTAGER

NOS VOIX DOIVENT SE FAIRE ENTENDRE ET VALOIR