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Revenons vers nos origines ; oublions le Feu, l'Incendie, la Mort des étés perpétrés par les démons et louons la vie, la beauté, l'amour de la Terre et de ses rivages.

On dit avec une certaine fierté,  là-bas,  que ce liseré, ce feston de vies marines et végélales  que la houle découvre et cache témoigne de la pureté, de la qualité extrême de l'eau de mer qui  borde et berce une fantastique réserve, une ancienne  Caldeira.

Temps immémoriaux, divines harmonies. La  mer, imperceptiblement, par les vastes balancements et  vacillements de l'Azur  dévoile les parures de la terre, le collier d'une Île aux mille visages  qui naissent des noces de l'eau et de la roche.

Comment évoquer l'extrême sécheresse qui nous touche lorsque à deux pas de nous, tombants et  versants  occidentaux de l'Île de Corse côtoient l'alme splendeur de la Nature.

Simples propos sur l'idée, la réalité, l'acception de  Nature ? Non, pas vraiment ; révélation, partage, découverte, poésie et prose : certainement !

Comme si la Nature éclairait  et délivrait en nous la voie que nous devrions suivre, sage, prodigue, saine ! Insigne modèle, exemple à choyer, harmonie à répercuter à l'infini tel le pur écho du silence désertique et ondé des déserts et des océans de dunes ... 

De ce côté du Monde, on  vague en se promenant. Nous longeons le  socle de l'éternité, béant aux merveilles minérales, aux métamorphoses.

De l'autre côté, l'incendie ravage, tue, assassine, nie la vie et l'harmonie dans le vacarme  déroutant et odieux du tiroir-caisse, le crépitement des codes barres déflorés par la machine et hélas ! par  l'esclave des temps modernes, je veux dire l'homme asservis aux rouages de la destruction massive, malgré lui ! 

Mais revenons à ces deux images, à de célestes compositions, à ces joyaux que la Terre des Hommes vrais aura su garder ... Mais jusqu'à quand, jusqu'où, à quels prix

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