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Plus de 500 ha de pinède maritime et de maquis dense littoral demeurent, branches et troncs noirs figés vers le ciel  et la mer ! Désolation, saccage, total abandon avant la repousse sauvage et désormais anarchique, avant l'érosion ... 

 

" ... Des milliers de semences s'envolèrent  avec le Ponant, depuis le massif vénérable sis en amont. Elles comblèrent combes et vallées littorales durant des décennies. Une pinède radieuse  naquit sous nos yeux et nous la vîmes prospérer. Des ruissesaux parvenaient jusqu'à la fin de l'été et honoraient ainsi la mère de toutes les  sources ... "  

Ô  hommes ingrats et mauvais, regardez ce que vous avez fait, ce que vous perpétrez et entrentenez du plus profond silence de l'indifférence, sous les feux de la rampe  clinquants de l'or et de l'argent, à deux pas des désastres  " ...!

 

 

Enfin un peu de pluie !

Nous sommes dans l'Extrême-Sud de l'Île de CORSE. Il n'aura pas plu depuis des mois, une dernière averse en Juin, puis vint la canicule, des pics de chaleur redoublés, insoutenables. Les sols sont si compacts que toute trace  d'eau manque à plus d'un mètre de profondeur ... Outre les incendies qui ont ravagé la région, les deux départements, des hectares de maquis  littoral et de zones montagneuses subissent le manque cruel d'eau. Arbousiers, maquis ras, arbustes de rocailles, calicotomes et genêts sèchent  et meurent. Les arbres à baies perdent déjà leurs fruits ;  le myrte roussit, l'arbousier sèche.

Nous ne sommes pas en automne mais la " campagne " en arbore les teintes  safranées et ocreuses,  depuis le mois d'Août et en maints endroits d'ordinaire verts  et  touffus. Nous regardons  les balafres de  l'incendie qui  s'étirent jusqu'à la mer et les zones remarquables.

Rien n'aura été entrepris ou fait ;  " On " en parle plus ! Qui sait, la végétation repoussera dans un chaos végétal inextricable étouffant et barrant plus encore  la vie aux animaux  coutumiers des sites d'avant le forfait !

Pourquoi ne pas assainir, couper les arbres morts dans leur majorité et laisser les souches saines repartir de plus belle, librement, sans freins ? Pourquoi livrer à la Nature le tribut sordide des manoeuvres de l'homme, contre toute idée de Nature, d' Écologie, de Développement durable ?  

Le feu est certes passé mais en ôter les traces, les stigmates horribles et sombres, replanter, c'est déjà et  un peu réparer, se faire pardonner ...! Que les élus lisent ceci afin de prendre les justes mesures qui témoignent d'un minimum de gratitude envers le cours  de la Nature, à l'attention de cette Île de beauté  qui fait la richesse et la notoriété de celles et ceux qui sont censés la gérer, la protéger du pire et de toutes les souillures des étés meurtriers.

Les bord de routes, de partout souillés et envahis de déchets,  calcinés,  finissent de dresser le tableau détestable d'une Île agressée, que l'on ne respecte plus pour l'avoir  par trop  consommée et jetée à l'instar des usages d'une époque  destructrice.

Ghjorghju  d'OTA 

Pour CORSICA 

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Des étendues à traiter, une végétation dont il convient  de laisser ce qui pourrait repartir ! Un engin et quelques  hommes suffiraient à redonner espoir à la Terre  que nos anciens  choyaient, en y amenant paître le troupeau. Laisser  dans cet état  pareils domaines c'est les condamner à  des feux encore plus terribles, se propageant comme la brousse sans vie, les ronciers inextricables, des milliers de parasites ...