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Horribles amas de  Micro-Plastiques broyés ou en passe de l'être. La Pollution  atteint des proportions effrayantes  ! Nous, Insulaires et Corses, devons-nous accepter ce fléau qui prend des proportions alarmantes ? 

ENQUÊTE SUR LE TERRAIN 

 

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LE CONTEXTE  ET LE CADRE

 

Lectrices, lecteurs, Internautes, ne voyez ici aucune polémique mais un appel, un témoignage au regard de l'ampleur des pollutions qui affectent, impactent  sévèrement le Grand Sud de l'Île de Corse !

  Nous sommes  en Zone Réserve totale, au coeur même du Parc Marin International des Bouches de Bonifacio... Le paysage, nous le savons, stupéfait par tant de beauté, de sérénité, d'unicité lorsque le détroit n'est pas emprunté par les navires marchands, le trafic d'un commerce international aux usages douteux.

Nous aurions lutté contre les Boues Rouges dont les Infrastructures d'ALTEO et tant d'autres vomissent toujours l'infecte flux légalisé au fond de la mer, semant la mort ... Le règne du Plastique prend le relais et  confirme l'incurie, l'irrésponsabilité des pouvoirs publics.

Septembre nous quitte, arrive l'automne et très certainement les premiers coups de mer, les premières  crues. L'hiver rimera avec tempêtes, épisodes méditerranéens, puissants Libecciu et Grecale, nos vents locaux dominants.

 

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Îlots de macro déchets remontés par la forte houle en lisière de végétation. Les forts vents finissent le travail en emportant la pollution sur les versants et les tombants...

 

UN SOUCI DE CLARTÉ DE PRÉVOYANCE

 

Georges NEMO " et son équipe étaient il y a quelques jours en prospection, en quête d'informations concernant le devenir  de nos côtes Sud-Ouest, exposées au large, vers l'entrée du grand détroit  entre les Îles de Corse et de Sardaigne.

Il y a déjà bien longtemps qu'ils nous auront en vain évoqué les terribles dangers que font peser sur l'environnement et le Parc Marin les déchets que charrient  les fleuves mais aussi les vents et les courants de la mer. Nous connaissons l'origine de ces sources de pollutions marines majeures , - PMM - !

 

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Résidus de brut dégazages fréquents dans le Détroit 

 

MR  NICOLAS HULOT 

 

Nous ne sommes pas sans savoir que vous aimez tout particulièrement l'Île de Corse. Elle serait pour vous telle une précieuse thébaïde ! Vous tutoyez certainement  les étoiles aux pieds des fourches minérales  qui lancent  vers le ciel  et le Levant les racines safranées de la suite des hautes montagnes  dans la mer ; des cimes, des massifs, depuis les torrents, la mer et ses  rivages d'exception n'en sont que plus honorés, embellis et, l'Île de Corse sertie par un unique feston de rochers, de dunes, de rares  tombants de verdure, des rives lacustres  exceptionnellement riches en biodiversité  !

Regardez ces images qui ne sont et ne font pas  certes  pas  l'unique  apanage de la Corse mais qui concernent notre Littoral, où que nous nous trouvions sur le pourtour Méditerranéen et Atlantique, sans oublier la Manche. 

Ici, en pareils lieux, noter et se rendre  compte   que  rien n'est fait, entrepris, au plus haut niveau de l'état et de ses relais qui pourrait dégager de réels moyens aux Parcs, -  ( financiers, humains, équipements et recherches ) - ,   afin d'éviter de tels amoncellements, entassements de déchets plastiques et pétroliers de tout ordres le long de nos côtes.

***   Pensez-vous  que l'Opinion tolérerait ceci dans les majestueux parc du Mercantour ou des Écrins,  aux Embiez et Porquerolles, sur l'archipel des Glénans, entre autres Parcs Naturels.

Taxer ne suffit pas, il faut, sur le terrain agir, éradiquer le chancre et  remonter à la source des nuisances pour  traiter de façon définitive le sujet.

 LE PROCESSUS ENGAGE EST LOURD DE CONSEQUENCES POUR LE MILIEU  LES BIOTOPES

 

Des matériaux  fluides  et concassés par les grosses vagues et le ressac, infiltrent un vaste cordon littoral rocheux, sablonneux. Cela  constituent un outrage à la nature, à la notion même de Parc Marin International, de développement durable, de Réserve  Naturelle !

Les proportions gagnent  du terrain, laissent entrevoir de sombres lendemains. Du brut répandu entre les rochers aux micro billes plastiques innombrables :  les déchets  envahissent la moindre parcelle de côte sensée être protégée. Pensons biodiversité, chaîne alimentaire, prévention pour l'avenir et  nos  Petits Enfants et aussi des professionnels du Tourisme ...

 

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Nous avons repéré des détritus d'une taille imposante, en voie de désagrègement, sur des distances immenses. Parcs, Réserves, Zones  Remarquables, Biotopes ne sont plus épargnés, au contraire !

DES PHOTOS ALARMANTES //  URGENCES 

 

Il n'y a désormais plus  de limites ! La mer ne fait pas de différence. Tandis que ses bois flottés parent justement les rivages leur accordant  parfois l'aspect de ces pans de bout  du monde et de côtes vierges, les miasmes de nos modèles de sociétés  colonisent les tombants de notre Île, poussés par vents et marées de tempêtes... Si cela ne se voit pas encore de loin, au plus haut des  sentiers, la Pollution majeure est là !

Pendant ce temps, la photo aérienne soignent les images d'un éternel été. Mais il y a un réel danger, quotidien, saisonnier, géolocalisé  ou à l'envi extensible selon la surconsommation et le délit, les manquements aux traitements durables des déchets.

Les randonneurs essaient  tant bien que mal de réunir  en tas ces horreurs, du moins celles qui se voient le plus ! Il y en a tellement ; mais quelle  gageure... Une réelle volonté publique en matière  d'environnement suffirait à traiter une partie du problème qui nous intéresse toutes et tous.

L'équipe de "  Georges NEMO " tentera une mission de récolte d'envergure, sans fards ni pages à la Une d'une Presse  qui ne dit mot et consent, hélas !  Quand on aime sa Terre, on s'insurge contre de tels  forfaits  qui puent  et qui la défigurent.

 

NOUS REVIENDRONS 

 

Ce jour-là, nous étions consternés, révoltés par l'incurie et l'indifférence de l'institution publique. C'est vrai, près du commerce, de la villégiature lucrative à souhait, un brin de propreté et de rigueur souvent très mal maintenu, ( pelles mécaniques, destructions du cordon littoral, parking sur  couches de Tuf  rapportées sur l'ancienne plage, enlèvement de toutes les protections naturelles du rivage, etc ! ... ), nous assure les nouvelles plages  " aseptisées " du XXI ème siècles, " Côte d'azurisées, baléarisées ", qui n'ont d'Insulaires  que les dernières clartés et transparences émeraudes d'une mer vouée à l'asphyxie  certaine 

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GEORGES   NEMO 

Pour 

CORSICA

 

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