ANDRE_VERDET_COSMOGONIES_

Oeuvre André VERDET  - Exposition Cosmogonies 

 

 


Plane
vague
en partance
en enfance     muse
au-delà  du vertige
des cirques liquides
ceints de vagues
de roches
aux rouleaux galbés d'écume immaculée

Chute
en cet univers
de noble lice
et d'aura
que l'envol encense
Te voilà      fou de bassan
puffin cendré
sterne    enfin  hauturier  pétrel des tempêtes 
des solennelles prémices


D'autres destinées moissonnent les nuages
combien de messages
de signes azurés
depuis les métamorphoses
satisfont à l'attente
et au souhait
impérissables
de la migration
sempiternelle

Tout renaît   ici
sans fin
épure    énigme
sain dessein de vie
et d'ailleurs
tu le sais      qui convoles
aux multiples versants du souffle
plus denses que la foi

Au royaume du silence  qui s'exile
libère le cri
panse la blessure
de coeur
allège ce fardeau de durer
sans faire de poussière  ni de traces
fuis les limbes
la damnation prophétique
Le temps est venu
sur-vis

Mémoire-Océan
céans             perpétuelle
recueille en ton sein avide
tant d'errants
en nous
qui se cherchent
en vain
juqu'au bout de la nuit
ondoyée d'étoiles inconnues


En toi réside
l'incommensurable
l'ineffable
le vacillement        le balancement
des ciels et des îles
qu'un seul regard
à jamais embrasse
de cernes abyssales

Migrons  déjà  
comme transmués
vers de prodigues lointains
Revenant du berceau
des saisons
aurions-nous étanché
la soif de vivre
ivre sur ce vaisseau jadis pacifique

Cherche bien      ici-bas
tant de voies se  cachent
croisent et vont de chemin
D'entre l'allégorie aux saisons pérennes
et le mythe  du  retour
l'éternité   en soi    ne laisse plus
de s'épandre
En elle    alors  fluctue
éclos et reviens-moi

§

MARIN -  Énigme  -