ANGE_PUFFIN_II_

Je te reconnais à  ton aile blessée ; la mienne est orpheline ! Allons ensemble recouvrer la plénitude du vol !

 

 AU MESSAGE RETROUVE 

 


Merveilleux manteau
bleu-de-ciel
de vent et d'écume irisé
Le vol  demeure        fusionnel
épouse l'onde et la moire
convole au jeu  de la vie et de la mort

Je vais te cherchant
toutes les fois
comme on marche à la source  

Et du plain-chant
dont tu nais
à ces vents de myrte iodés
que les îles délivrent
sourd en nous la pantomime
qui cèle une rencontre
unique et si vraie

Il te plaît à suivre
celui qui fabule l'oiseau
Marin-Migrateur
ou qui par toi           s'élève
vers la clarté
en encensant  tes beautés 

Ta psyché est un azur
sans tain             abyssal
de ciels et de voiles à marier
que  le silence
la lumière
sacrent perpétuellement

Alors    comment endurer      sans vous
la haine irrévocable     la vile-blessure 
des jours et des nuits
qui nous absentent
et nous distancent
l'un de l'autre
Ainsi de l'amour

Pourquoi tourner en rond
sillonner l'inutile
en vain
supporter l'artifice des vanités
quand un seul de tes saluts
tournoie au large  me caresse et m'étreint 
Ainsi de la dive présence

Je sais que c'est bien
Toi
qui rejoint
nos folles bordées
et nous allons ailés
l'amble des moutons
de collines en vallons éthérés  de vertiges  en révélations

Près de toi l'existence vire à l'essence
aux parfums des accords malléables et fluides
étrangement bleus et blancs

Soyons  tous les deux  paraphe
instant de l'insigne allégeance 
à l'éternité
au rêve de diamant fou
que tu portes dans tes yeux si doux
et que tu enchâsses  tel un écrin 
des cernes ouatinées d'un pérennel dessein

Seul    là-bas    au large
Mer-Océan
je vous aime si fort
à en mourir
délivrez-moi de l'anathème
de toutes les bassesses
de ce mal aux mondes
insupportable

 

§ 

Marin  - Mon Ange-Puffin -  A la limite de franchir le pas des oiseaux, à la veille de la Nuit Obsucure ...