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MÈRE-NATURE PARLE A LA CHAISE VIDE 

 

L'homme prétend tout expliquer, tempère à sa guise, temporise,  maîtrise et assure, jouit  sur ses ordinateurs en jouant du modèle et des pétaflops  !  Prétentieux, impudent,  il répand la merde sur toute la planète et se vante aux sommets des états très comme il faut.

_ " Ciron que tu es ", lui rétorque Mère-Nature,  " que fais-tu, qu'as-tu généré  !...

_ "  La Banquise t'a attendu pour fondre ! L'Amazonie t'a attendu pour voir 25 %  de son capital primaire décimé ! L'atmosphère t'a attendu  pour quantifier les milliards de tonnes de gaz à effets de serres que tu vomis sans frein ! n'est-ce pas assez ? " 

Et  La Terre répond à l'homme de la connaissance, de la science infatuée, cynique et obtus, le cou raide, qui  court devant sans se retourner  :

_ "  De tes certitudes, je n'en ai plus rien a foutre  désoormais et je ne te laisserai pas détruire en si peu de temps ce que j'ai bâti et engendré depuis Genèse, le Commencement, avec harmonie, beauté, équilibre !

De tous les  locataires que j'abrite, tu es tout en bas de l'échelle, un vrai minus, du genre chancre et tique  que je balaierai d'un revers d'océan, de terre révulsée, de vents de feux  et de flammes "... Souviens-toi du Déluge

!

 

 

La Terre, la Planète  nous fait des  signes. En mer, dans les airs, à travers les violentes réactions d'une nature aux abois, des éléments ligués et déchaînés, la planète bleue souffre, les êtres humains ne la reconnaîtront bientôt plus et migrerons dans un chaos indescriptible...

Sachons ne pas fuir en avant et lui répondre avec sagesse, mesure, sobriété, prévenance et attention, partout, de manières équitables. Notre grille de civilisation court à l'échec ; le nier c'est se suicider 

!

Va-t-on arrêter d'invoqer l'été indien, cet été qui  jadis se prolongeait loin dans l'automne, laissant un répit sain et doux  aux populations qui en bénéficiaient sous toutes les latitudes tempérées et avant le retour des frimas...

Cet été indien n'est plus, du moins sur le Nord du pourtour méditerranéen. Un automne qui fleurissait encore une dernière fois et  dont nous observions les fortes rosées du matin. Il avait  plu, sur la fin du mois d'août, comme si la nature, après l'été, avait compris qu'il nous fallait  jouir de ses faveurs et de ces charmes non pour chasser et encore tuer mais pour aller à la cueillette des champignons, des baies, des noix et des châtaignes, récolter des fruits pesants et gorgés de sucs authentiques...! 

Non, cet été Indien est bien mort ! et vive la Cinquième Saison des Systèmes Auto-Régulés! Saison serait un mot dévoyé, bafoué. Cet intermède n'en mérite pas le nom ou l'appellation, fût-il azuré, chaud...

Préférons-lui l'acception  "  5 ème intervalle " , cynique, angoissant. Tel un code, sans  autre possible  que le goût du fer dans la bouche,  au réveil ! Une période aux caractères hybrides, tenaces, fourbes, que ne cachent ni  l'azur ni le plein soleil des jours qui se suivent et se ressemblent depuis des mois ... Les températures fraîches du matin laissent place aux forts rayonnements de l'après-midi. Tout est  sec. L'herbe des pâturages n'a toujours pas repoussé. Le sol est dur comme le béton et  l'asphalte qui se répandent. Les gelées finiront bientôt d'étouffer les racines exsangues et les arbres fragiles  achèveront  de mourir.

Il ne pleut plus du tout !  Rien à l'horizon Octobre, mis à part un petit aparté de quelques millimètres de précipitations en septembre. Le sol en fut imprégné sur environ 3 cm ; un réel  désastre ! Les miasmes de l'été bordent toujours les routes, la poussière vole, les torrents ne chantent plus, les oiseaux ont migré vers les hauteurs et la plaine est morne, retentit du tumulte lourd et tonnant du cheval-vapeur, des courses automobiles, le train-train, l'insouciance, l'accumulation sans frein des richesses économiques pour les sociétés, meurtrières pour l'environnement !

Les présentateurs Météo pleurent en commentant les modèles pourvoyeurs de pluies ! Sont-ils irresponsables, pensent-ils aux conséquences de pareilles sécheresses sur le devenir des équilibres naturels et biologiques ? 

Pourquoi invoquer le blocage météorologique zonal lorsque le climat  fait des signes de détresse comme celui-ci ? Assez d'explications foireuses, de désinformations. Que l'on fasse tapis et mettons sur la table tout  ce qui  ne va plus, qu'il  convient urgemment   d'entreprendre ; assez de déjections dans l'atmosphère ... 

Mais non, allons-y, déchaîner les chaînes de production, porter les verres noirs du profit, sur-produire, rivaliser sur le front de tous les déchets, des rejets en brûlant un maximum de sources énergies, et, qui plus est, celles dont on prétend qu'elle disparaîtront à court terme !

Aux States, les Incendies ont pris des proportions alarmantes ! Il est grand temps de replanter tous les arbres fauchés par l'inconscience sans frontières des technocrates et des financiers, d'aménager villes et littoraux en vue d'imminentes catastrophes. En certaines zones géographiques, penser déjà à stocker  l'eau de manière la plus écologique et intégrée possible.

Baisser la cadence, ralentir, devenir sobre et gérer à minima en équilibrant l'égalité  tout autour de la planète. L'inversion de la tendance destructrice de notre grille de civilisation par les plus riches ne suffira plus ! Il faut un effort aidé,  sollicité, accompagné de tous les êtres humains, un objectif totalement orienté vers la prévention, le durable, le propre et cela, quelque que soit le niveau d'organisation considéré. Les états relaient. 

Mais le trust, le Lobbie, l'impérialisme industriel, les marchés et les termes actuels de l'échange ont la vie dure, qui se satisfont de quelques taxes, pièces de centimes d'euro pour des fortunes colossales ! C'est là une situation aberrante !

S'acharner sur les principes de la taxation relève du rapt organisé ! Alors donner justement les vrais moyens d'endiguer la spirale, à toutes et tous, c'est agir en profondeur, dès maintenant, de la semence des arbres replantés, la gestion de l'eau, la nouvelle organisation des villes et rivages, l'entretien des cours d'eau, la fin des monocultures  gigantesques, la réappropriation collectives des zones de campagnes à visage humain et non tentaculaires, 

à la redéfinition  concomittante du temps et de la distribution géographique du travail, des outils, moyens et formes de commerces, tout est à réinventer, à ré-adapter, car nous entrons de plain-pieds dans une ère de désordres exponentiels et interdépendants que nous ne pourrons assumer .

CHRONIQUE CLIMATIQUE 

GHJORGHJU D'OTA  ET SINDIBAD LE MARIN 

POUR 

CORSICA...GO56