LA_FIN_DE__L_ESPACE_REMARQUABLE_

Pour  sauver ce qui reste, tout l'espace d'influences définies par la   Mer et la Terre  doit être circonscrit, protégé, aménagé selon des accès les moins préjudiciables  possibles au cadre de vie! Nous ne pouvons assister à la coupe réglée de nos basses vallées, des berges des cours d'eau millénaires et  remarquables, du cordon littoral insulaire par accélération des processus érosifs, négligences, occupations illicites et tentaculaires. Il y va de notre Patrimoine Naturel, des reflets de notre Île absolument uniques et si riches... C'est notre appel aux Élus, nous insistons, il y a urgence. En 1963, tout resplendissait, des rives  et des plages somptueuses bordaient le Torrent et la dune était imposante, haute, immense   

!

 

Peut-on désormais envisager une équation possible dont les données seraient compatibles, non orientées exclusivement vers les intérêts industriels et qui  respecteraient la Nature, l'Environnement physique et humain, les paysages tels qu'ils sont depuis des milliers de millénaires ?

Oui, c'est sûrement réalisable, pour peu que les politiques s'entourent des avis des experts et des scientifiques en la matière et non des doléances des proches, partisanes, orientées ou obtues...

Nous prendrons le cas d'un vaste domaine jadis éminemment remarquable qui aura périclité grandement, qui menace tout simplement de disparaître, du moins de se voir réduit  à la maigre portion insignifiante. Ce constat vaut pour  de nombreuses fin de vallées qui donnent sur la façade maritime.

Une zone littorale dont l'immense dune ne cessait de croître, d'abriter une faune et une flore exceptionnelles ; les saisons en recomposaient les splendides visages d'une terre généreuse, des montagnes dont les torrents majestueux et impétueux charriaient tous les matériaux destinés à embellir, à renforcer la dune, une dune  si haute, épaisse, très large. Ni les tempêtes, ni les crues ne pouvaient avoir raison de l'étant, de l'étang, des bras de lagunes intérieures.

Ce domaine a été  détruit, est rongé à chaque coup de vent qui passe. Le sable, happé par le ressac et les courants se déplace et ne revient plus, s'étale et s'étire pour combler les manques suivant le relief et les fonds.

Les sécheresses à répétitions ne permettent plus les apports nécessaires de matériaux-liants naturels, constitutifs de la dune, du cordon littoral remarquable. Mais plus encore, l'édificaion d'un grand barrage hydro-éléctrique en Amont aura radicalement changé la vie et menace l'existence de ce rare biotope. C'est près de 80 % d'alluvions, de limons, d'arêne granitique en moins,   qui ne rejoignent plus la mer ;  le Littoral s'en ressent de plus en plus : la dune dépérit, maigrit, s'affine, l'eau semble désormais monter et happe un peu plus de dune  à chaque marée de vent frais, de vent fort.

Bien des solutions auraient pu être trouvées et mises en place afin d'éviter la superstructure totalitaire et lui substituer de petites unités n'entravant en rien le cours principal du vaste torrent ; c'est un premier point. 

Opter pour la solution de petites structures en réseaux qui n'engagent en rien le devenir du cadre de vie et de l'environnement, suivant les besoins et les prospectives de développement durable.

N'omettons pas d'évoquer, de surcroît, l'état déplorable des berges, ravagées par la grande distribution et les stocks, l'industrie, en aval, jusqu'à la mer. Des berges jadis  magnifiques, remarquables et aujourd'hui  souillées, envahies, défigurées ! 

Alors, il existe peut-être pour l'homme une occasion de se racheter, de se faire pardonner par la Nature : Du barrage à l'embouchure, nettoyer, redessiner les contours naturels du Lit du Torrent, déplacer l'infâme et le reloger suivant un cahier des charges respectueux de l'Environnement, redonner vie à la fin de vie lamentable  du cours d'eau aux cent légendes et contes, réhabiliter au fil de l'eau le bâtis ancien et lui affecter une mission socio-culturelle, envisager, pourquoi pas un réseau de pratiques sportives intégrées ! Combien de lendemains meilleurs restent encore viables ! La balle est dans votre camp ...

Est-cela développer et aimer sa Terre ? Élus, qu'en pensez-vous ? Laisseriez-vous faire sans freins ni ménagements ? Quels visages pour la Corse de demain, la Corse " En Marche " , est-ce cela ?  Entre les terribles incendies, le désengagement de l'Etat en la matière, peut-on craindre le pire ?  Hélas, le chant ne suffit plusà crier la détresse des anciens qui se terre en  Nous ...

GHJORGHJU D'OTA

Pour 

A TERRA DI CORSICA

 

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