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 PERDU DANS L'UNIVERS 

 

 

Le couchant rougeoie
jamais translucide
mais par  la foi           si profond 
tantôt aube     sitôt aurore
au Levant    qui brasille 
sur un océan  d'intranquillité 

Je cherche       comme un amer
le signe tangible
et sage qui me rapproche de Toi
de Nous 
Mais en vain
les vastités ne répondent point

Et pourtant
à l'entour
j'ouïs tous les chants
de la terre et du ciel
Aveugle dans la nuit
j'en reçois  les joyaux ineffables
ouvrant l'écrin
contre lequel s'acharnent les sens éphémères

Rien  ne saurait Te dépeindre
T'évoquer    comme vagues et dunes 
car tu es plus loin    plus grand     plus ancien 
que le temps   que  le chemin de la Lumière
des astres morts
Au coeur de l'éternité
 erre une âme     un songe de clepsydre  

Tu manques à ses jours
à Tes nuits qui s'entent
Pauvre hère  croiserais-tu  serein  
en conscience       Ici-bas
Je sens combien pèse l'absence
et le silence           tes amis de fortune
Mille ébats cèlent la voie solitaire
qui    vers Toi      s'élève en supplication
en adoration   en  propitiation 

Je n'ose Te nommer
par le lien parjure qui t'eût blessé         T'invoquer
Ainsi de pressentir
le  manque cruel
l'aveu létal d'une blessure à toujours béante
et qui ne se voit point     maintes fois rouverte 

Je dis les choses
sans détour ni artifice
pour ne plus jouer avec la Lyre 
où siège    où règne la rime aisée       l'emphase 
dans un monde trop rude
et si froid     ignorant d'ignorer
le dessein d'amour viable
qui nous rassemble et nous ressemble

Grand est le sentiment de déréliction
où l'homme ne sait plus
qui Tu es   si Tu es    où Nous allons ensemble
Il donne la mort     à l'envi
soustrayant la vie         à outrance
Le théâtre de la négation perpétuelle
le conduit dès lors    à déchoir

Et de voguer seul
Sur Tes ciels denses danser 
en étant de Tes blanches marines 
vaguant à l'âme azurée
des muses et des anges      Je suis
Ton sillage  sillonnant  
 infinis d'albâtre
et  bleuités

Animés  
à jamais affranchis
qui Te cernent et n'oublient pas
Quelle dive allégeance
 Nous lie aux choses de la terre
à l'essence des métamorphoses
et de ses vergers
A  l'orée du passage

Laissant à la clarté
le soin de nourrir
de mûrir le verbe      le poème 
Si tu te hâtes d'écrire
soit
Quand des plus hautes sphères
le rivage reflète
ce qui Nous attend
l'autre rive   le flux de sable sempiternel  qui s'écoule 

§

 

MARIN - Océanique - En cours, égaré dans l'Univers  !

 

 

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