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"   Je veux dormir un instant,
un instant, une minute, un siècle ;
mais que tous sachent bien que je ne suis pas mort ;
qu’il y a sur les lèvres une étable d’or ;
que je suis le petit ami du vent d’Ouest ;
que je suis l’ombre immense de mes larmes.      »
Federico GARCIA LORCA
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Ne laisse plus la durée
disposer    circonscrire  arbitrairement l'horizon
Elle fausse comme elle fauche  le chant de l'éternel
Sois   des-accords incessants
qui des sens hermétiques        de la libre Pensée
au non-sens fertile de l'imaginaire
prennent enfin leur dernier envol

Qu'il te soit rendu      en leur nom d'étoile
ce sublime-petit-brin-d'âme
de sagesse et de révélation
Outrepasse ainsi le libre-arbitre
glane ailleurs     au-delà      déjà
toute latitude d'enfreindre le diktat
devers la finitude de la raison
ou tout credo raisonnant comme figé
face aux Océans fidèles à la  Vérité d'en-Haut

Si tu survis        sous couvert de la masse    d'une  chape
en-durant      pauvre migrant d'un siècle
selon le dictamen frileux      les entraves
d'une conscience au corps         résignée
Si tu trépasses en louant le dogme
à cor et à cri       quand il nie la vie
la norme et le code irrévocables
en guise d'uniformes      d'habitudes rodées
Quels gâchis     dès lors       avoir communément
et aveuglément accomplis

Que je te répondes          Psyché
saches
En définitive que je demeure
jamais moins seul que solitaire
Loin de la folle multitude
qui dévore   qui  travestit la foi ou l'espoir
accusant les rudesses d'une attente
qui n'en finit plus de  perdurer
de déchoir 
Alors
lentement      au tout  harmonieux de l'étang(t)   je me  fonds

§

Marin -  Insurrection -