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On le dit doux
mais aussi      fou
tellement lumineux
lorsque halant le Suroît
sans frein     il fraîchit
au coeur de l'automne
et ravit   ma souvenance

Qui ne vient jamais seul
abandonne aux songes comme  aux  îles
le désir  d'en pressentir le souffle
l'haleine encore tiède
aux senteurs d'iode
et d'embruns
tel un florilège de prémices  un cortège de messagers

Ainsi du coucher de soleil
que les nuages enrochent
en gravissant   en coiffant les montagnes
au gré de l'adage  de leurs  nues affriolées 
ou des histoires sans fin  louvoient

Sur la mer
je le sais prodigue de hautes vagues
qui se méritent
ou se cachent
charmeresses à souhait
dans la moire des écueils
 la gemme d'eau onirique
des hauts-fonds

D'entre la douceur ouatinée du dais
 la  féerie marine 
quand le grain au ponant fabule l'Iroise
en sacrant la lumière
à la semblance du Solstice
Il aura été solennellement nommé
si longuement conté

Son chant nait des ramures d'oliviers
chargées de fruits
qui dansent sous le étoiles
qui traverse le myrte  le genèvrier   aux baies  aux alcools enivrants
et l'arbousier comblé
Puis il se tait     suspend le temps
avant de haler le Noroit     hélant l'Aquilon 
laissant la tempête régner
sur la nuit profonde et ses promesses de clarté

§ 

MARIN -  Oceanique -