Carthage_022

 

 

 

 

 

Que je m'ente à la dormance des vagues
à la souvenance des vents  et des ruines 
remontant sans fin les spirales enivrantes
des coquillages de mon enfance

Qu'il me soit    une dernière fois   donné
de rechercher quelques larmes de Carthage
que les flots et le ressac mélodieux
roulent et polissent entre les galets

Ainsi d'entretenir la flamme et le souffle
qui me rivent à la vire  au chant nitescent des étoiles
que les thermes et les colonnades renvoient
comme l'écho de ce qui fut et  demeure à jamais mien 

J'ai dans le coeur les arpèges d'un petit serin
Je vécus comme le petit Prince
mon premier grand chagrin d'amour
De lui je garde l'émerveillement d'une alliance
De l'absence sourd toujours    le pas lourd du trépas

Nous allions par les dédales du marché couvert
Je n'étais qu'un enfant mais je désirai si fort
à cet instant     me faire ami     avec un petit serin
Avec lui   je repartis   une vraie cage à la main    ravi
Mais sitôt  rendu à la maison    j'ouvris la cage
Ainsi de notre pacte sans barreau    libre et si profond

§ 

MARIN -  Et le petit  Serin  -

A mes Petits Enfants, que 2  Parents-Dadais  séquestrent, même à Noël, en se prosternant devant l'Icône à la Vierge... !