LA_PLANETE_DES_SINGES_SUPREMATIE_

 

Dans le ciel  filandreux des temps et des fumées  modernes, la chaîne et la trame de l'azur se délitent. La lune est périgée, inonde la Terre de lumière ; nul n'en serait privé ! Seul lot de consolation. De quoi demain sera-t-il fait  ? 

 

Froid extrême /  23.000 enfants migrants en danger de mort en Grèce et dans les Balkans selon l'Unicef !

Ils franchissent les cols de la désespérance, traversent  les froidures des tombants glacés puis chutent aux pieds de l'opulence

Un bon Réveillon aux Protagonistes et Artisans de la Nouvelle Europe.

Ce soir, je n'écouterai pas vos balivernes, auprès de Charlot, je resterai

...

 

 

 UN CHANT EST MORT 

 

 

DES BRUITS  DANS MA TÊTE 

2018

SANS VOEUX     NI AUCUN  SOUHAIT

J'AI MAL AUX MONDES

D'HIER ET DE DEMAIN

QUAND AUJOURD'HUI GRONDE

PARTOUT  

CE CHANT DE RÉVOLTE 

CONTRE LES SUPRÊMES-ASSIS

CHANTRES  DES HYPOCRISIES

 

 

 


Chanteur-poète
Nomade-Pèlerin
posons-nous un moment  
sur le rebord du monde     au bord du gouffre des  siècles
Gravissons    graves    la montagne
aux souvenirs 
Après tout    rien n'est plus aisé
désormais
que de traverser l'âge des pierres
d'embrasser sans fin
les horizons de la Terre-Mère
depuis notre vaisseau philosophal 
livré aux océans sidéraux
au  Cosmos

Regardons
tel l'astronaute
qui flotte dans l'espace
et assiste     comme au centre des infinis
aux ébats frénétiques 
de l'humanité
voguant  éminemment seule
livrée à elle - même    à ses rois    à ses tyrans  à  toujours 
inféodée depuis la grand messe 
embrasée de Genèse
et de tous les chaos
mystérieusement orchestrés


Hélons les humanités  qui détruisent et tuent 
pas à pas
dont les forces inégales  prétendent créer    au tréfonds de l'inachèvement 
sous l'égide  impitoyable des  vérités fantasmées
leurs  volants de  libertés immuables  dominantes et meurtrières

Avant que l'entité terrestre  ne soit plus de la souvenance des-astres 
alors que l'hôte diabolique vient à  épuiser
déserts et océans
faisons nôtre la certitude
que Mère-Nature
aura sans faillir parfait
et comblé les multitudes vivantes
jaillissant telle l'harmonie
de la source    des forêts
du fruit tombé de l'arbre
aujourd'hui infecté  puis tragiquement dévoyé 


Ainsi de  l'immémorial 
mûrissement  des choses 
des nobles  métamorphoses  des aèdes allant
honorer  tout  principe de vie
déclamer l'éternel recommencement
comme le cycle perpétuel des ciels
et de la Terre parvenus
aux joyaux      aux transparences précieuses 
de la goutte d'eau
du grain de sable
dont l' écrin voyage
chaque matin
que mystes et magiciens
révèlent au coeur de la hideur des faubourgs


Rien
ici-bas
n'aurait eu à souffrir
à manquer de l'essentiel
de la manne céleste
comme s'il y eût révélation
un dessein
intelligent propice
à l'être et aux temps
à venir
Un trésor que l'étant
sacre pour l'éternité
en son antre unique
d'ondes et de lumières
chatoyantes

Quelle sorte de pensers
quel poème   dès lors
en eût évoqué l'indicible interprétation 
les possibles
sinon la créature consciente
aux multiples génies
Mais de l'engeance éphémère
soucieuse de parvenir à de courtes fins
emportée par les funestes menées
de la domination
et de l'ombre
sur le vivant des vanités existentielles
dressée à l'encontre de l'incréé
Qu'en est-il vraiment

Ah     Pourtant
il y eut de beaux et fols élans
tant d'espérances
D'entre la transcendance polymorphe
l'univers des croyances
et des lointaines migrations
élevées au Ciel des dieux
du Dieu des alliances passées
et futures  résolument jaloux
Jamais l'homme n'aura été plus seul
qu'en ces jours de géhennes
par trop humaines
livré en vain à de sinistres exactions
s'octroyant le droit de déchaîner la mort violente
dès le berceau
frappant et meurtrissant l'enfance
et ses sublimes chants d'innocence    écorchés vifs 

Les rois     les empereurs    passent
les nations les civilisations périclitent
perpétuent et perpètrent de concert leurs fléaux
au diapason des étoiles
dont la lumière morte
tombe en poussière sur le sol
telle l'hécatombe
des guerres aux cent noms
Cuisants aveux de défaites
des pouvoirs institués
et de la pensée

Quel silence
quels lointains échos
hantent la solitude
s'entent aux messages
à la prière vaine
dont les blessures jamais refermées
instillent le chancre
souille le respect de la diversité  bafouée
L'infiniment grand abdique et renonce 
L'infiniment petit abjure
fort de son état de ciron croissant 
par myriades de myriades
Epidémies et pandémies
se répandent  
sur la Terre des Hommes
rendue à l'âge de pierre


Seul    déraisonnablement seul
livré aux vertiges
de l'espace
En cette traversée qu'il fait sienne
comme si le prochain n'existait plus
ou méritait le sort de l'iniquité
des déshérités mal nés sur les terres arides 
sans le repère ni la voix pacifique
des citadelles
dont les sentinelles  jadis auront été vaincues 

 

Alors quelles voies cardinales
suivre
à travers la nuit des siècles
qui vont faisant et défaisant
l'histoire serve 
le plus beau conte
qu'il aurait été donné au petit Prince de vivre
entre deux dates     deux univers déposé
et mu par des paroles d'éternité

Déréliction    oui     certainement
sans autre gages que l'intransigeance
et les certitudes des plus forts
grimant le dessin de l'enfant
abandonné à lui-même
dans le fracas des bombes
tombant par milliers
pris dans la folie des armes
des manteaux de paroles décérébrées
Et dans ce monde trop petit
que les grands asservissent 
trône le reflet pervers des vanités
devers prophéties et textes sacrés

Il est une comme une alliance brisée
un grand chagrin qui parmi nous veille
fausse  la lumière du jour      ensanglante l'émoi
perturbe le sommeil de la pénombre  
Un cri déchire le silence      le cri de la souffrance
des solitudes achevées        un cri ubique
qui de l'animal torturé dévoré
au petit d'homme    ne laisse plus de fendre
le choeur de la Nuit Obscure
On y devine le vol fantomal
des âmes revenues des fosses communes
l'envol des colombes assassinées

La terre brûle
La terre craquelée 
signe les prémices de l'enfer
Les communautés sans eau migrent
persécutées   affamées     génocidées
Le destin des migrants      des réfugiés
peuple le berceau des mers endeuillées
Le sans abri meurt de froid
chassé des belles avenues 
Nos compagnons d'aventure   nos amis
les animaux connaissent les massacres
l'exploitation ignoble et cruelle
les tragédies de l'abandon
Il monte de tous les horizons bas  
les hurlements de la douleur
Les abattoirs n'ont plus de limites
Humains      animaliers ou charniers
qu'importe      Des douze coups de minuit
jailliront liesses et ivresses laïques
des hommes - dieux        des piètres penseurs
des maîtres illuminés de raison bien pensante
à la  panse repue 

Les océans lancent des lames de colères
contre les murs     les digues de l'impudence
Le déluge revient     convoque ses hérauts
de boues et de baves immondes
Les peuples se heurtent aux tyrans
dans l'opacité des complots jamais déjoués
mus par de nouveaux rois argentés
bardés d'or noir    de ceintures d'atomes
explosifs        puissamment armés
Les guerres essaiment dissimulent  
assassinent civils et innocents
qui veulent vivre aimer
comme toutes les autres vies
respectueuses de la Vie

Le rêve s'en est allé     Quand point l'illusoire
Il faut désormais fuir
précipités vers l'avent
chaque année que la terre et le soleil
ouvragent dans la complétude originelle
Parjure échec du discernement   
victoire temporelle  intransigeance et jugement de valeur
Tout ce qui engendre
bénéfices et plaisirs périssables
vaut gages de certitudes irréfragables
Les maîtres sans âme ni compassion
valent valets    séides  affidés inconditionnels
de l'odieux troc brisant à coups de masses
et de merlin le chant des consciences
victimes de supercheries et de mirages

J'ai mal à tous ces Mondes
en détresse qui se débattent
à l'orée du lucre       du stupre  des illusions
du crime et de la soumission organisés
Je ne peux plus vivre ni exister
sur les rives et les franges
innommables de la fange
patentée
La pantalonnade des voeux néantise 
ne saurait émaner
que des vires de la justice
et de l'égalité sources de sérénité
et de paix pour tous les Mondes

J'aurai tant voulu suivre un Guide
en esprit      au-delà des frontières du vide  
dont la lumière luit pour tous
Et de ne jamais redouter
les donneurs de morts infâmes
s'accomodant d'une grille
d'un sordide soupirail
d'où l'on regarde  sans empathie  déchoir  les mondes
aux profits de l'hydre
et de la bête immonde
de tous les appareils d'état voraces
décidant de la vie   de la mort   de la pauvreté


Qui hypothèque  çà et là     à l'envi   le cours de l'existence
afin de diriger un seul monde ? 
Qui forge  la statuaire   l'arcature  de la pensée unique     des cons-quérants ? 
En ce jour sacre de toutes les clartés cosmiques 
dénonçons  le deuil   la forfaiture    le crime contre l'humanité
je dis et invoque

 

FUNESTE DÉRÉLICTION

ASSEZ DE MENSONGES 

INSURRECTION 

 

GALBI 

Pour la VIE 

 

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