GROS_TEMPS__ET_FORTUNES_DE_MER_

Se référer à l'anecdote ci-dessous ! Combien de chutes !

En bas et  à droite du montage photographique : une dangereuse chute,   lors d'une sur-rotation,  bien involontaire. Faire part de ces incidents, en faire  le récit, avec le souci de la précision,  de la vérité, c'est aussi et peut-être  prévenir, devancer les causes de fortunes de mer, participer à la Sécurité / Prévention

!

 

Le terme est ancien. Il nous vient de la navigation à voile et remonterait au XVII siècle ! Nous en apprenons  davantage à la lecture des  récits de marine. Un univers  qui nous aurait quitté et que nous appellons tant de nos voeux, là-bas, sur les quais, au bout d'un mole, quand nous  assistons, le coeur serré au départ d'un tour du monde,  d'une transatlantique à la voile. Et oui, aurions-nous  oublié  d'où nous venons, cette existence où finalement le temps prenait le temps et se donnait le temps de voir, de découvrir, d'appréhender les choses lointaines, rares, diverses, étonnantes, toujours imprévues ?...  

Fortunes de mer, en course, lors de défis extrêmes, ou de ces aventures et ces solos déraisonnables. Une fois revenu sur Terre, l'angoisse et la peur s'imposent, comme un choeur terrifiant  de nuits mêlées, un opéra wagnérien.

Alors, pour la circonstance, voici en quelques mots, les éléments d'une fortune de mer, quelques  incidents qui peuvent virer à l'accident, au drame et qui résultent en définitive de détails insignifiants.

En mer, le risque est permanent, il commande à la volonté qui ne fait jamais  ce qu'elle veut ou projette de réaliser ! Et plus le sujet cherche l'harmonie, la rencontre avec la vague, une totale fusion avec les éléments, plus la nature se fait exigeante, tend vers les extrêmes de l'Extrême :  la beauté, l'amour et la mort

!

ANECDOTE 

 

Le marin, au bord, sur le sable vérifie tout ce qui meut son esquif. La liste non exhaustive serait longue. Dévoilons juste deux  points noirs ... A l'amure, un ergot attire l'attention du sujet ; en effet, l'axe qui tient le réa de la poulie s'est totalement dévissé et menace de  tomber. Incident qui se serait produit une fois en mer en impactant une éventuelle manoeuvre.

Une fois en mer, au profit d'une lame soudaine, creuse, assez haute, un saut dont l'envol se fait brutal, étonne, bouscule la trajectoire : c'est la rotation au vent et involontaire ; que se passe-t-il, tout va si vite, on lâche le matériel une fois l'axe du vent franchi et on attend.

C'est en reprenant le cours de la navigation  que l'on s'aperçoit qu'une vis de maintien des pieds sur la planche s'est cassée, libérant totalement l'attache qui maintient fermenet le pied ; la planche n'est alors plus guidée, devient folle ! Un incident qui aurait pu virer à la tragédie.

Jamais parfait ni sûr de soi, toujours humble et modeste, obéissant aux éléments tout en ménageant une marge de manoeuvre favorable à l'esquive, à la réchappe, sans présumer de ses possibilités ! Et cela ne suffirait pas, l'invitation au voyage intérieur est trop séduisante, elle en devient envoûtante, obstinant l'âme, bousculant le code des rides et de la douleur, somme toute, éphémère.

" GEORGES NEMO   " 

Pour  CARMEN 

CORSICA...GO56