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Quelques minutes nous séparent  de ces deux clichés ! Solitudes étranges ... Le froid, un instant,  cristallise les gouttes d'eau devenues émulsion, pélisse d'embruns. Le jour semble avoir duré une saison 

!

 

 

DANS L'ESPRIT DU JOURNAL DE BORD SOLITAIRE 

 100 - 90 - 85 - 70 -  Noeuds dans les rafales et en hauteur, au Cap Corse ou sous le vent de l'Île, " ELEANOR "  reste plus raisonnée  vers le SW  de la  Côte  Occidentale de la Corse et donne et lance  tout   son souffle  aux débouchées des vallées de la Côte Orientale.

Il y a très  certainement des dégâts et des arbres arrachés.

Quant à l'incendie qui sévit depuis déjà deux jours, et plus de 120 Hectares de végétation détruits, qu'en est-il advenu ? Certainement,  déplorons-nous un sinistre bilan, en hiver ;  mauvais augure !... Cela nous fait mal.

" ELEANOR "  ! Mais où est  donc passé "   DAVID  " ? De la lettre C  à la lettre E, aurions-nous évincé le D ? Après tout, une telle tempête en Corse, n'a rien d'exceptionnel, surtout  lorsqu'elle est établie au secteur Ouest.

 

 

UN BRIN DE PROSE

 

Des nuages, vers l'Orient,  apparaissent et roulent en fabulant les vagues, polis par les vents violents  qui soufflent en altitude et que les reliefs rejettent encore plus haut. Entre vents synoptiques et catabatiques, les flux choisissent leurs versants et se déchaînent.

Au vent des massifs, des rues de nuages se sont formées. Au fil des heures, le Grand Sud de l'Île de Corse semble voyager, pressé de regagner la nuit et ses impalpables mystères.

De l'épais nuage d'embrun qui court sur l'azur, aux garances   irréelles d'un probable coucher d'astre avant l'heure, l'homme ne  sait plus qui du matin  ou du crépuscule signe de tels contrastes  et de si belles  lumières.

Les vents sont si forts que les vagues ne  se lèvent point, fussent-elles de la mer du vent.

Il monte de ces champs liquides et puissamment arasés la rumeur unisonnante des multitudes de moutons d'écume. La tempête  se maintient par moment puis s'essouffle, recouvrant  alors les valeurs du fort coup de vent.

Le Ponant règne sur les étendues. Il doit forcir la nuit à venir puis faiblir au petit matin laissant aux  vagues le soin précieux de le perpétuer.

Valse des souvenirs, noria des vagues perpétuellement recommencées depuis l'infini, l'inconnu, consacrant le cycle intarissable de la vie, des préciosités d'une  planète "  bleue comme une orange  "  !

Le regard sur les éléments repose et fascine ! Pourquoi ? Allons puiser dans le tréfonds de la mémoire commune, collective ; nous trouverions  de plausibles réponses ...

Mais de tout cela, de l'essentiel, nous aurions hélas ! divorcé, bien à tort et par excès démentiels de raison. Le bon vieux roseau ne penche plus, raidit et cassant qu'il demeure pour avoir été  génétiquement altéré

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Nous avons fait un tour d'horizon et, ô surprise, aperçu comme un vieil homme voguant  sur la mer, pacifique et serein ! Son esquif ne traînait point de Marlin ou d'Espadon Voilier saignants, dévorés par les squales ! Non, nous ne décelâmes  en lui que brins d'harmonie, les vibrations d'une symbiose et d'une osmose avec l'élément tellement réconfortantes. Son aile palpitait, rejoignait les fortes bourrasques sans qu'il ne fût jamais épuisé ... Il nous confia panser son âme avec la mousseline des vents  stellaires

!