DSCN1085

"  GREYBEARDS OU BARBES BLANCHES  "  

A lire plus bas 

 ! 

DSCN1099

 

 

Des Rafales dépassant 70 NOEUDS

La mer est fumante. Le ciel impérial et bleu régne au-dessus d'un champ de lys immensurable... L'arc-en-ciel s'invite et ravit  l'orbe des crêtes écumantes.

Les anciens Cap Horniers évoquaient  le " grain blanc ", ce terrifiant nuage d'écume, un  nuage blanc  que les navires à voile traversaient lorsqu'il parvenaient au sommet des ondes marines gigantesques qui balayaient jadis les hautes latitudes et les parages du Rocher, du mythique CAP HORN

Les vents y sont si violents qu'ils soulèvent la mer en la pulvérisant vers les crêtes et  les dômes sommitaux  de la longue houle océane. Ainsi de ces ondes dont la distance pourrait atteindre entre deux lames des centaines de mètres, une période, un temps interminable

!

Certes, nous n'y sommes pas ; mais force est de constater que la mer Méditerranée réserve des surprises. Qui ignore le tragique naufrage de la Sémillante ? Ce coup de Ponant, cet ouragan qui jetta le navire sur les écueils des Îles Lavezzi, dérivant, sans gouverne, dans les Bouches de Bonifacio, un certain hiver 1855. On rapporte que les nuages d'embruns couvraient et blanchissaient les étendues  à des kilmomètres vers  l'intérieur des terres.

Nous vous proposons un ensemble d'images intéressantes et assez rares. La nuit demeure secrète ; nous ne disposons pas de documents nocturnes susceptibles de rendre compte de la violence effroyable des éléments. Mais d'aucuns pourront percevoir les limites à ne plus franchir ; rester, marin, à terre et, regarder la mer, la comprendre, l'aimer tout en la craignant.

La nature règne là où l'homme se rend à l'évidence de son infinité, de sa petitesse. Il ne saurait présumer de ses technologies, de son savoir face  à de telles sources d'énergies éminemment propres, essentielles.

Sachons suivre un tel  exemple, tout ce qu'elle recèle de principes de vie  et d'équilibres fondateurs, fondamentaux

!

- MARIN - Prose et Récit - 

DSCN1092

 

 

 "... Qui n'a pas fréquenté ces parages ne se rend pas compte de la furie des grains qui tombent si subitement sur les navires, doublant et triplant la violence du vent dans les ouragans. Un grondement rauque et assourdi les accompagne, comme une sorte de ronflement de bête sauvage, et c'est pour cela que les marins anglais les désignent du nom  de " Snorters " ( ronflements ). Sous leur force écrasante, la mer est comme nivelée dans ses ondulations puis les collines mouvantes et glauques presque transparentes se couronnent d'une frange d'écume bouillonnante qui s'envole en flocons blancs. C'est ce que les vieux marins appellent " Greybeards " ou barbes blanches. Sous la pluie glacée et les grêlons énormes qui cinglent la figure, aveuglés par les embruns ou la neige, transis sous leurs cirés humides, les hommes de bordée de quart doivent rester là, heureux si, leurs quatre heures finies, on n'appelle pas les deux bordées pour une manoeuvre..."

Récits du CAP HORN  

DSCN1173