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Tout
rendu aux champs ondoyés
te rappelle les guerres lointaines
les massacres impunis    la misère
les bombes   les obus dilacérant la vie
la colombe assassinée
Et pourtant
En ces tombants de solitudes
et de blocs dé-vallées
la mer veille
à l'orée de toute vérité
et se rapelle

Rien
en pareilles complétude
ne fausse le regard
ne détourne de la voie
qui est esprit
en Tout
suprême élévation
quête mystique de paix

Mais voyage
au bout de la nuit
dont on aurait souhaité
qu'elle fût solennellement Obscure
je veux dire chemin
sereine révélation
unique baptême
 point de rencontre

Cantique minéral
vertical verdict
dirait un certain
qui jouait  la chute 
au bout des doigts
sans autre lien que l'allégeance
au vide grandissant    à la falaise
à l'envol irrécusable de l'absurde

Il n'est là que sain rapport
à l'espace-temps
plus vrai et plus fidèle
pour l'être vaguant aux confins du chasme bleu
qui oscille probablement
entre les rives de l'étant
bien au-delà de la mort
Et pourtant

Je sais tout ce que la mer recueille
de souffrances en partance
d'espoirs     d'errances
tandis que la foultitude 
convoite  l'or bleu des étés léthéens
consomme les souillures de l'or noir

Aux pieds du temple nature
par ses dévalements cristallins d'étoiles
entre figements et vitale mouvance

J'aurais été solitaire
au large de Noël
de la sempiternelle noria des saisons
en enfer au paradis
jamais distant des atrocités  de l'ignominie
levant sans frein le voile
de la forfaiture
de la cupidité et des vanité instituées

Que je m'en retourne
ici-bas
de la nuit Obscure
à chaque fois
un plus près du Ciel
et de ses tourments
par la voix du silence  vont les maux

§

MARIN - Mal aux Mondes -