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TEMPÊTE FIONN 

 

 

Une île au large
ses mille étraves
pléiades  d'îlots parsemés sur des cieux vernaux 
fabulant tant de vaisseaux
Que la terre essaime
avec le temps      depuis les montagnes
les charrois mordorés des torrents des-vallées

Caps    pointes   archipels où îlets
cernés d'une moire rare
où s'argentent maints faisceaux
captent les vents les plus fous
lèvent de hautes lames
coiffées d'embruns
autant de coursiers aux cimiers d'écume chimériques

Ainsi des horizons insulaires
de ces rivages accores
déclinant à l'infini
le profond murmure du grand large
le pouls de la Grande Bleue
On y pressent l'imminence
de messagères en livrées océanes

Vastités où vague  vierge
Solitude
que le plain-chant de la mer emplit
sans partage
L'aventurier le sait     qui vient chercher ici
l'expression dépouillée d'une gestuelle acquise
qui plaît à la tempête
au fort coup de temps

Quelle âme amarinée
serait assez valeureuse
déciderait de remonter les vents
les flots impétueux
par ces jours de forts coups de temps

Ainsi voguer  cueillir  
les innombrables témoignages
d'une nature exaltée
en beauté
que parfont lumières et azurs
entremêlés de nuages
prinptaniers

On évoque les lointains prisés
le temple ultramarin des déferlantes
et des vents ouragans
Mais bien à tort et souvent
sans déceler     à portée du regard
tout ce qu'une île     en pleine mer
délivre de joyaux      de singularités ondées

Que l'aventure commence
à qui souhaite s'extraire
au-delà du quotidien
Voici venu le temps de la découverte
de l'imprévu      de l'appréhension
Ô charmeresses libertés
qu'appendent à chaque fois l'envol éthéré
la chute vertigineuse
des redoutables cascades marines

Qu'il sillonne éperdument 
Étendues et champs
dont les bras de terre
s'ouvrent à l'envi
en-menant la danse des vagues
toutes plus belles les unes que les autres
au terme de l'apothéose
d'une rencontre
d'un sibyllin  ballet

§ 

- MARIN - Terres d'Ex-Île -

 

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