LA_MER_N_EST_JAMAIS_SI_LOIN_

 

 

La ronce liane a noué les pas
de ta subsistance
Elle te fait chuter dans les rudesses
d'un profond maquis
et de l'abandon
pour quelques misérables deniers

Il en est ainsi
parce que tu m'as suivi
entravé
depuis si longtemps     déjà
Loin de durer       tu endures
le calvaire des réclusions mutiques    

Mais lève les yeux        regarde
depuis le lit reposé des cyclamen
et la cime des arbres
qui t'accueillent
il est     plus que jamais
d'autres fenêtres de ciels animées
où s'invite la conférence annuelle des oiseaux
une  île bouquetière
le chant des ruisseaux

La brise de jour entonne la valse
des vagues lointaines
Une tiédeur tropicale
a réveillé ma souvenance
Que ne suis-je pas encore là-bas
dérivant    délirant
entre les billes de bois
et la complainte des piroguiers


Va et ne pleure plus
Demain sera aux songes vrais
aux charmilles de nos vingt printemps
le temps d'un baiser volé
à la liberté
à l'instant précieux de notre vie

§ 

- MARIN A TERRE -  Poésie 

 

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