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Il me sembla un instant voguer à travers  l'Univers, infiniment petit, si petit que j'eusse été comme éloigné de tout. Aurais-je du moins été de la partition d'un jour vernal parsemé d'asphodèles ; il plane  un  soupçon de familiarité entre ces amas de  fleurs nitescentes et les étoiles.

Comme il  me plaît à le dire,  depuis ce  poème de la mer dont les rimes  et  la brise marine alentour  chantonnent : 

Quel dessein ainsi brasille, au loin, mêlé d'ors et d'azur ? Un aile en caresse les linéaments minéraux. Harmonieuse composition que les vents déclinent en exaltant  lumière et  beauté  originelles ! 

Tout n'est que silences, esquisses que le Puffin agile survole. L'homme et l'oiseau vont l'amble, décrochent par le travers du vent, animent ces tombants que l'on garde dans le coeur jusqu'au  prochain printemps. Rien n'aura vraiment changé depuis le commencement des mondes vierges...

On rapporte qu'un requin pèlerin  aura croisé vers le grand Détroit, qu'il s'y serait attardé ! Combien j'eusse  souhaité  le rencontrer, le survoler, le découvrir au petit matin de la nuit immensément bleue ...

Un évènement, certainement, pour  la Cité des Falaises et, pour causes, quel honneur ce grand voyageur ne  nous fait-il pas !

C'est le moment de penser à ces centaines de baleines, aux  grands Cétacés et aux  dauphins, à d'autres anges des mers et espèces merveilleusement ailées,   passées  cruellement par le jet dilacérant du harpon et du négoce impitoyables.

En avoir dès lors si mal aux mondes marins qu'il me faut en partager le tourment

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MARIN - PROSE MARINE - 

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