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Comme vous le constatez, nous avons  baissé l'objectif, évitant de faire valoir un bâti  moche sur  l'ex-dune ! Mais notons que celle-ci  est restée relativement préservée, protégée. Le fort vent de terre souligne parfaitement le trait de côte ; la forme de la baie montre parfaitement le régime des courants. Tout en haut de l'image, un cours d'eau enrichit cet écrin des richesses de la montagne et de la haute vallée. Un exemple à suivre, malgré une occupation en retrait qui la prive de 50 % de son ancien volume, - Rapport Longueur - Largeur - Hauteur / densité - .

 

Partout où les dunes et les cordons littoraux seront restés intouchés, intacts, originels, sans aucun apport urbanistique ou autres structures en dur destinées  aux protections superfétatoires, on note justement  et à minima un maintien des équilibres d'ordre physique, géologique et dynamique dans le sens des métamorphoses saisonnières que ces dispositifs naturels  vivent et organisent ...

Mais il est aussi  important de relever combien tous les rus et cours d'eau qui les jouxtent, s'en rapprochent ou les font vivre et évoluer, demeure un point capital de la pérennité de ces complexes naturels.

Nettoyés, ouvrant vers la mer leur lit propre et dégagé, ils occasionnent de véritables apports en limons, arènes, pierres et galets, végétaux, bois flottés, enfin un tout que l'interface Mer /  Terre se charge de parfaire, de  renforcer  et d'embellir.

Les espaces naturels  que les agglomérations englobent sont à jamais détruits, juste aménagés  et pour un temps seulement car  livrés à toutes les formes d'érosions majeures, avant qu'ils ne soient à terme submergés...

Sur certains clichés, nous avons volontairement retiré les Verrues de Béton, les parkings en tufs  ou goudron susceptibles de ravager des espaces et des domaines d'une très grande fragilité et beauté.

Le principe du domaine Littoral ne doit relever de la Loi que lorsqu'il  pose en préalable l'intérêt et la préservation de ce patrimoine naturel intouchable, dont les influences  rayonnent bien au-delà de la dite loi qui devient dès lors complaisante, orientée,  à un certain niveau de l'investigation, des profits, de la sur-exploitation commerciale aux fins uniquement consuméristes.

Développer  une valence touristique tout en projetant l'occupation préjudiciable à l'entité et aux équilibres naturels s'avère être un choix périlleux, irrespectueux ! 

Or, il est fort à parier, que si l'URBANISME, le Développement dont on prétend qu'il deviendrait durable, ménageaient  de façon  drastique ces domaines et espaces comme il se doit, reculant  ou déplaçant tous les éléments  rapportés en mesure de perturber et d'impacter fortement leur complexion, nous jouirions très certainement d'une cote commerciale accrue, louable, mettant en valeur  et recouvrant alors un patrimoine géo-physique de  tout premier plan, ayant valeur d'exemples ! Un véritable pari pour l'avenir, si tant est que celui-ci soit menacé par la montée probable des eaux.

Nous aurions maintes fois abordé ce thème de l'occupation anarchique du Littoral, fût-elle antérieure aux dites lois. Il est grand temps de repenser pareils écrins de beauté. L'Île de Corse est un trésor dont bien des joyaux  auront déjà été assez investis, pillés, transformés avec une démesure inconsidérée. Les temps doivent changer, la volonté demeure à la fois politique et individuelle, les deux sphères allant dans le même sens.

Quant aux organismes de protection, de sauvegarde, de prévention contre les risques majeurs  que font peser progrés et modernité, gageons que s'ils n'avaient pas été présents sur le terrain, au niveau de nos institutions, l'Île de CORSE aurait été passée par les rouages implacables et irréversibles du tout béton, de l'occupation  arbitraire et anarchique de centaines de domaines aujourd'hui partiellement et pour un temps préservés.

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Nous eûmes connu, vécu ce vaste cordon Littoral assujetti à un Rivage Lacustre de tout premier plan ! Un territoire qui aurait très certainement mérité d'être cité au rang des exceptions insulaires remarquables ... Il périclite, s'appauvrit, se voit de plus en plus réduit à la portion congrue. A terme, il ne resterait quasiment qu'un trait, une esquisse, un triste souvenir.

En amont, un barrage en travers d'un Torrent majeur de Montagne, qu'abreuve quatre autres cours d'eau,  le prive de ces anciens et volumineux apports. La dune était si haute par le passé.

En outre, ses abords sont détruits et ravagés par toutes sortes de pratiques préjudiciables. L'érosion est ici négative et n'augure rien de bon. 

Dans la plaine, le Lit du Torrent aura été dévasté par l'Industrie ; il n'y a plus de rives, que le lit aléatoire du fleuve que les crues chamboulent et bouleversent ! Constat consternant lorsque l'on sait combien de tels fleuves et cours d'eau peuvent apporter  aux riverains, à l'intégrité de la plaine et de l'embouchure lacustre, au développement des activités de pleine nature et du tourisme vert. Quel gâchis... !

Et portant, le bâtis y est quasiment absent ! Très mal placé en certain endroit, il influence les courants de baie. A Méditer, car voici un exemple d'espace qui mérite le détours, que l'on s'y attarde, afin de tout remettre  comme avant.

 

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